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Tome cinquième.
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366 MÉMOIRES DE NAPOLÉON,

condamnait comme le décidaient les chrétiens.Beaucoup de gens garottés, qui marchaient de-vant lui, furent mis en prison et à la torturepour leur faire avouer ce qu’ils avaient caché.On leur demandait des armes, les prisonniersse dénonçaient les uns les autres, on saisissaitles dénoncés. On coupa la tête à beaucoup demonde que l’on jeta dans le Nil . Dans ces deuxjours et les suivants, il disparut un grand nom-bre de personnes, parce que les infidèles firenttout ce qu’ils voulurent. Mercredi matin tousles cheiks se rendirent chez le général, lui adres-sèrent un discours gracieux , demandèrentgrâce et pardon général, et qu’on publiât dansles deux langues le pardon pour que le peuplese rassurât : il leur promit légèrement et leurdemanda le motif de la révolte. Les cheiks nerépondirent pas d’une manière satisfaisante , illeur dit : « Nous les connaissons tous. » Ilsprièrent encore de faire sortir l’armée de la mos-quée d’Asary, il y consentit, ordonna qu’ellesortit et qu’il ne restât qu’environ 70 hommespour monter la garde.

On rechercha les auteurs de la révolte, ondemanda le cheik Suleïman-Djosaki, qui étaitcelui des aveugles, le cheik Ahmed-Cherkavi, lecheik Abdul-Véhab-Chepravi, le cheik Joussef-Moussalii, le cheik Ismaél-Berravi, on les em-