RELATION ÉGYPTIENNE. 36 ']
prisonna tous dans la maison du cheik Bekri.
Le Seid-Bedr-Mokdessi, qui fut le premier àse révolter, s’était sauvé du côté de Damas. Lescheiks revinrent implorer pour ceux qui étaienten prison ; on n’accueillit pas leur supplique.On accusa aussi Ibrahim-effendi, écrivain de lamarine ; on disait qu’il avait rassemblé les ma-rins et les avait armés, qu’il avait chez lui desmameloucks et des grands cachés;on l’arrêta eton le mit en prison.
Le dimanche 18, le cheik Sadat et les autresse rendirent chez le général et le prièrent de dé-livrer les prisonniers de la maison de l’aga, decelle du lieutenant de la forteresse.il leur répon-dit : Attendez un peu et soyez sans inquiétude.Ils se retirèrent.
Le même jour on publia le pardon général ;on 11e cessa pas d’arrêter, d’entrer dans les mai-sons , de demander les effets enlevés aux chré-tiens.
Le calkadji intermédiaire entre le général etles charbonniers rassembla beaucoup de monde,les lui présenta pour qu’il choisît les jeunes gensles plus robustes; on leur donna des armes eton en fit des soldats. Ils eurent pour chef Eumer-el-Calkadji. Ils sortirent de la maison du généralavec les timbales, comme les troupes barbares-ques, et partirent du côté de la mer, parce que,