MÉMOIRES DE NAPOLÉON.
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Le 25 , on apprit que les Français s’étaientemparés de la forteresse d’El-Arich. Le crieurpublic parcourut les rues en annonçant cettenouvelle. Il disait qu’on avait pris beaucoup deMameloucks; qu’on devait en réjouissance ti-rer le canon le lendemain, qu’ainsi on n’eût pasde crainte.
Le dimanche matin, on introduisit dans laville dix-huit Mameloucks et quatre kiachefs,montés sur des ânes. Ils avaient leurs armes etétaient escortés d’environ cent soldats français .Les tambours marchaient devant eux. La plu-part des habitants sortirent pour les voir. Quandils furent près de la ville, à la mosquée Zehri,l’aga et Barthélemi sortirent avec leurs troupes,tambour battant, drapeaux déployés, et s’uni-rent à eux. Ils les conduisirent à Esbakié parle nouveau chemin, et les firent entrer dans lamaison de Poussielgue, le lieutenant, qui leurfit ôter les armes et rendre la liberté. Ils ren-trèrent dans leurs maisons. Il y avait parmi euxAchmed-kiachef, au service d’Osman - bey-el-Achkar, un autre Hassan, kiachef d’Oréïdar;Joussef-kiachef-Boumi, Ismaèl-kiachef au ser-vice d’Ahmed-kiachef, nommé plus haut.
Ces gens étaient dans la forteresse d’El-Arich,avec environ i,ooo hommes de troupes barba-resques et albanaises. L’avant-garde française