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Tome cinquième.
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448 MÉMOIRES DE NAPOLÉON .

les armées françaises, ami de la nation musul-mane , aux seigneurs les ulémas.

« J’ai reçu votre lettre au sujet du cadi. Je vousavertis que ce n’est pas moi qui l’ai déposé. Ils’est sauvé lui-même en Égypte , en laissant sonfils et sa famille ; il a trahi l’amitié et s’est montréingrat pour le bien que je lui avais fait. J’aid’abord eu de bonnes pensées sur son absence,j’avais mis son fils à sa place, non pas pour qu’ilfût toujours cadi, parce qu’il est trop jeune etincapable de remplir une telle charge. Je vousai informé que la place de juge était vacante, et jen’aime pas qu’il n’y ait pas de tribunal au Caire ,pour prononcer entre les musulmans. Aussi ai-jejugé convenable que les ulémas s’assemblassentet choisissent un cadi parmi les ulémas du Caire pour faire exécuter le noble Coran , suivant lesusages des vrais croyants. Je veux encore queson excellence , le cheik Arichi, que vous avez 'nommé cadi à l’unanimité, soit revêtu chez moiet s’établisse au mékémé pour juger. C’était l’u-sage des anciens califes; ils choisissaient les ca-dis d’après le vote des savants. J’ai traité avecpolitesse et amitié le fils du cadi, lorsqu’il s’estprésenté chez moi. Je n’ai pas cessé de l’hono-rer, je veux qu’il ne soit inquiété par personne.Lorsque nous l’avons fait conduire au château ,