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Bourcard d'Asuel : légende du XIIIme siècle : ancien évêché de Bâle / par A. Quiquerez
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quer par son port élevé et son feuillage odorant. Enfin,de nos nombreux arbrisseaux, nous ne citerons que le cou-drier, le sureau, les saules, dont les espèces sont si va-riées; le buis, le houx, le genévrier, le nerprun et lif,dont les fruits ou les bois pourraient être employés à tantdusages.

Mais le parti quon pourrait tirer de nos forêts nappar-tient pas à notre sujet, et nous ne parlerons que des arbresremarquables par leurs dimensions ou par les événemenshistoriques qui sy rattachent.

Nos diverses archives, les anciens documens, les chro-niques, les manuscrits, quelques vieux tableaux, et enfin,la tradition, rappellent encore le souvenir de ces arbrescélèbres , qui nexistent plus quen petit nombre , commede rares témoins des siècles passés.

Nous avons déjà fait mention de quelques-uns dans letexte ou dans les notes de cet ouvrage; cependant nousessayerons den nommer encore dautres.

Aii fond dune vallée sauvage, entourée de noirs sapins,non loin de débris celtiques et romains, se dresse encorele plus colossal de nos chênes, dans la forêt de Basse-court. Sa circonférence est de 29 pieds jusquà une hauteurde deux toises. Il se partage alors en rameaux monstrueux,qui lui donnent lapparence dune forêt de chênes, plantéesur une colline. Il fut plusieurs fois marqué de la hacheforestière pour le convertir en bois daffouage, mais aucunparticulier nosa entreprendre de labattre, trouvant la be-sogne trop difficile. On estime quil pourrait produire dix-huit toises de bois.

Non loin de , dans la commune de Glovelier , on rap-pelle un fameux chêne, qui était si grand , que plusieurspersonnes pouvait sasseoir autour dune table dans la ca-vité que formait son flanc déchiré. Quand il fut coupé, on