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Bourcard d'Asuel : légende du XIIIme siècle : ancien évêché de Bâle / par A. Quiquerez
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lui quen ses autres nobles religieux, quil connaissait tropbien pour les mettre en tel péril.

Cette confiance incita Hélinand au mal : mais un moinenassouvit point ses passions comme un homme du monde :il a tant de choses à observer, de prescriptions à remplir,dintérêts à ménager, les plus petites infractions à la règlepeuvent attirer de tels châtimens, que le chemin qui con-duit au mal, est aussi étroit et non moins difficile à suivreque celui qui mène au bien. Si les cénobites nobles se per-mettaient de manquer à leurs vœux, il y avait toujoursquelques excuses plausibles en leur faveur, lorsquils pa-raissaient devant le chapitre; tandis que les rigueurs ducloître étaient faites pour ceux de la classe dHélinand, quinéchappaient ni aux jeûnes rigoureux , ni à la fosse doubli les victimes étaient enfermées et murées vivantes,vouées à la faim, au désespoir, à la mort (). Hélinand ex-cité par la haine quil ressentait pour le sire dAsuel , etpeut-être par une passion toute opposée quil ressentitpour Adélaïde , sexposa à toute la vindicte des lois desaint Benoit pour parvenir à ses fins ; mais il chercha à sysoustraire par la ruse.

Bourcard, après son mariage, demeura plusieurs moissans paraître à Lucelle . Avait-il des observances à suivredans le genre de celles du bon roi Louis IX ( 2 ) ? Etait-onalors en carême ou pendant les A vents? Cest ce que lhis-toire ne dit pas; on sut seulement que les moines étaientfort mécontens de cette indifférence pour la maison duSeigneur, et se repentaient amèrement de lui avoir procuréune femme qui le détournait de leur abbaye.

(*) Lancienne règle de St. Benoit, chap. XXVIII, prescrivait la baston-nade pour les peines légères des incorrigibles. « Si li doit on cnforcier , sapeine par bateure. >

( a ) Guillaume de Nangis , annales de St, Louis, page 258. Édit, do 1761.Paris .