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BASSIN UE l’aDUüR.
Faune
du
bassin
de
l’Adour.
nous l’avons fait (cintè, vol. II, p. 706), les divers élages qui vien-nent au-dessous dans le second de ces bassins, l’auteur conclut queles couches à Nummulites reposent sur la craie de Tercis, comme lescouches tertiaires de Saint-Palais, à l’embouchure de la Gironde ,qui sont pour lui contemporaines des dépôts nummulitiques du sud,recouvrent la craie jaune de Royan . Nous avons contesté ce dernierrapprochement déjà proposé par M. Ale. d’Orbigny (1) et par M. Dei-bos (2), d’abord à cause de l’absence des Nummulites à Saint-Pa-lais (3), ensuite parce que les espèces d’échinodermes que l’onavait crues identiques de part et d’autre ne le sont réellement pas,et, enfin, par des considérations de stratigraphie générale (antè,vol. II, p. 701).
Quant à ce qu’il n’existe dans la craie aucune des espèces nom-breuses d’échinodermes que renferment les dépôts nummulitiquesplacés au-dessus, c’est un fait sur lequel s’appuie avec raisonM. Raulin, lorsqu’il dit : « Je ne comprends pas pourquoi le» groupe nummulitique ne serait pas le représentant du véritable» terrain tertiaire inférieur, puisque les données paléontologiques» et de superposition lui assignent sa place entre la craie supérieure» et la formation tertiaire moyenne, dans les localités oùlaforma-» lion inférieure n’a pas été reconnue. » Les objections du mêmegéologue à l’opinion émise par M. Leymerie sur les causes de ladifférence que présentent les deux rivages opposés du bassin dusud-ouest nous paraissent également fondées, et nous reviendronsplus loin sur les conséquences qu’il en a déduites, en même tempsque sur certaines conclusions appliquées à l’ouest par suite derecherches faites sur les couches nummulitiques de l’est.
Nous avons eu occasion de nous occuper, à diverses reprises, dela faune nummulitique du bassin de l’Adour, et nous résumeronsici ce que nous avons dit à son égard. Dans la Description des fossiles
zontalité à Saint-Justin, qui est au nord, se rapporte nécessaire-ment au soulèvement des Pyrénées . Nous faisons cette remarquenon pas pour contester l’influence évidente de ce soulèvement surune grande partie de couches à Nummulites, mais parce que nouscroyons que l'on a attribué à ce fait isolé une importance qu’il n’aréellement pas.
(1) Bull., vol. XIV, p. 487, 1843.
h) Bull., 2 e sér., vol. IV, p. 1014, 1847.
(3) D’Archiac, ibid., vol. V, p. 129, 1848. — Mém. de la Suc.géol. de France , 2 e sér.. vol. III, p. 420 et 426, 1830.