Buch 
3 (1850) Formation nummulitique. Roches ignées ou pyrogènes des époques quaternaire et tertiaire / par A. d'Archiac ; publiée par la Société Géologique de France, sous les auspices de M. le Ministre de l'instruction publique
Entstehung
JPEG-Download
 

30

BASSIN DE l’aDOUR.

Nummulites sont aussi nombreuses d’un côté que de l’autre, et de12 espèces que nous avons citées 5 sont également abondantes desdeux parts. Les ostracées, suivant un développement inverse decelui des polypiers, sont plus nombreuses et plus variées au nord-est qu’au sud-ouest.

En réunissant les fossiles de ces deux portions du bassin inférieurde l’Adour, nous trouvons un total de 32A espèces, dont 66, quin’ont pu être déterminées spécifiquement à cause du mauvais étatdes échantillons, peuvent être cependant regardées comme propresà ce pays. Des 253 espèces déterminées, plus de la moitié n’ontencore été rencontrées que dans ce bassin ; 11, ou se retrouventdans les couches nummulitiques des Corbières et de la montagneNoire (Aude ) ; 3A, ou ), dans d’autres gisements nummulitiques, soitd’Europe, soit d’Asie ; 58 , ou un peu plus de J., dans la formationtertiaire inférieure du nord-ouest de l’Europe; 23, ou T ! ,-, dans la for-mation moyenne et supérieure, et 5, dont trois Huîtres, un Cypho-soma et une très petite Térébralule dans la craie ; mais ces der-nières, qui ont été rencontrées dans l’étage nummulitique inférieur,nous laissent encore quelque doute quant à leur identité avec lescoquilles secondaires dont nous les rapprochons.

Nous sommes ainsi conduit à mettre cette faune en parallèle aveccelle de la formation tertiaire inférieure ; mais ne perdons pas devue que dans le sud-ouest les recherches n’ont encore été dirigéesque sur un petit nombre de points, tandis que la surface incompa-rablement plus grande du terrain tertiaire du nord a été exploréeavec beaucoup de soin depuis cinquante ans.

(P. 399.) « Nous connaissons déjà 72 espèces de polypiers pro-» venant des falaises seules de Biariiz ; c’est précisément le nombre» que nous ont offert les dépôts tertiaires inférieurs réunis du nord» de la France, de la Belgique et de l’Angleterre. Dans l’un ni dans» l’autre de ces bassins les polypiers ne formaient de récifs ; mais» on doit reconnaître que, dans celui de la Seine en particulier, qui» est de beaucoup le plus riche en corps organisés fossiles, le déve-» loppement de certains genres, comme les Astrées, semble y indi-» quer des circonstances plus favorables qu’au sud-ouest, où toutes» les espèces, fort petites, annonceraient une température moins» élevée alors qu’elle ne le fut plus tard, dans le même pays, lorsque» les Astrées et les Caryophyllies peuplaient les eaux de la période» tertiaire moyenne. Les Nummulites présentent A ou 5 espèces» communes; mais le nombre des espèces est de plus du double au