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3 (1850) Formation nummulitique. Roches ignées ou pyrogènes des époques quaternaire et tertiaire / par A. d'Archiac ; publiée par la Société Géologique de France, sous les auspices de M. le Ministre de l'instruction publique
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BASSINS DE L’AUDE

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n’y en a entre les dépôts nummulitiques du sud et les couches cré-tacées qu’ils surmontent, tandis que, même d’après le peu quenous avons encore dit, on voit qu’il existe au contraire une analo-gie frappante entre la formation tertiaire inférieure du nord et legroupe nummulilique du sud, comme M. Leymerie, qui s’arrête àune opinion mixte, le constate lui-même.

La lacune zoologique nous paraît donc exister absolument d’uncôté comme de l’autre. Quant à la lacune stratigraphique , elleest très tranchée dans le nord ; mais elle ne manque pas tout à faitdans le sud, ainsi qu’on le verra plus loin : car, considérée en grand,la superposition de la formation nummulilique à la craie est trans-gressive, quoique non discordante , dans le sens propre que nousattachons à ces deux mots. Les couches nummulitiques ont, h lavérité, participé aux grandes dislocations delà craie, d’où il résulteque l’hiatus entre la craie et les dépôts tertiaires du nord ne corres-pondrait pas à la principale de ces dislocations; c’est là un pointimportant que nous ne traiterons pas ici, car il se lie à toute unethéorie dont on ne peut scinder les diverses parties. Nous .ajoute-rons seulement, relativement aux réflexions d’un ordre très philo-sophique qu’a faites M. Élie de Beaumont, que jusqu’à présent lesobservations dont les faunes successives ont été l’objet ne semblentpas les confirmer; que l’influence des soulèvements sur les change-ments survenus dans ces faunes a dû être limitée à une certainesurface en rapport avec leur importance, mais qu’elle ne s’est pointétendue à toutes les régions du globe, comme il l’a très bien faitobserver lui-même depuis longtemps; que la cause réelle du renou-vellement, soit brusque, soit lent, des êtres organisés , est encorepour nous un profond mystère, au point de vue physique ou méca-nique comme au point de vue organogénique, et que les elfortstentés pour le pénétrer n’ont soulevé qu’un bien petit coin du voileépais dont la nature semble avoir enveloppé l’accomplissement deson œuvre immense. Enfin , la succession géologique des faunes,telle que la présente le savant académicien, offre une grande analo-gie avec la série des êtres considérés zoologiquement, qui a par-tagé en deux écoles distinctes les zoologistes les plus éminents destemps modernes. Or il ne nous appartient pas de prononcer surl’une de ces théories plutôt que sur l’autre.

En rappelant ensuite le rapprochement indiqué par M. de Col-legno, entre les couches nummulitiques de Biarilz et celles du Vi-centin, M. Élie de Beaumont a confirmé et complété aussi l’aperçu