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3 (1850) Formation nummulitique. Roches ignées ou pyrogènes des époques quaternaire et tertiaire / par A. d'Archiac ; publiée par la Société Géologique de France, sous les auspices de M. le Ministre de l'instruction publique
Entstehung
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BASSINS DE L’AUDE

Mémoire

de

T-illavigues.

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qu’une grande partie au moins des couches nummulitiques n’aitété soulevée avec la craie. Ensuite, dans les Basses-Pyrénées commedans les Landes , sur les points où l’action des diorites ne s’est pasmanifestée, les strates qui renferment les Nurnmulites précitées sontsouvent horizontaux. La ressemblance des caractères minéralogiquesdes roches, qui forme le second argument de l’auteur, est ici peu im-portante ; et quant h ce que les fossiles tertiaires ne prédominentpas dans ces strates, c’est une assertion que les faits acquis aujour-d’hui à la science démentent complètement, de même que le mé-lange de coquilles crétacées et tertiaires. Pour M. Boubée il n’y apoint de lacune dans ce pays ; la formation crétacée y est complète ;les groupes néocomien et du grès vert se montrent dans la chaînemême, la craie tufau et la craie blanche en dehors, et surmontéespar le système nummulitique qui serait parallèle au calcaire pisoli-tique du bassin de la Seine et à la craie supérieure de Belgique .

Mais revenons aux observations qui se rapportent encore aubassin de l’Aude . Si nous avons discuté quelques unes des vuesthéoriques de M. Leymerie, nous n’en avons pas moins fait appré-cier le mérite de ses recherches positives qui ont puissamment con-tribué à limiter le champ de la controverse, à préciser des faitsimparfaitement décrits et à en signaler d’autres entièrement nou-veaux. Jusqu’ici la formation nummulitique des Corbières avait étéregardée comme un tout, rapporté par les uns à la fin de l’époquesecondaire, par les autres au commencement de l’époque tertiaire,ou bien placé pour ainsi dire à cheval entre les deux. En la faisantparticiper directement et en entier au soulèvement des Pyrénées ,elle rentrait dans la période crétacée, à moins de déplacer ce soulè-vement lui-même comme l’avait proposé M. de Boucheporn (1).Mais des recherches plus récentes, dues à un jeune géologue pleind’avenir, M. Tallavignes(2) qu’une mort prématurée a récemmentenlevé à la science et h ses amis, sont venues compliquer la ques-tion, en y introduisant un nouvel élément, et reculer une solutionqui semblait être prochaine.

Tallavignes rangea les couches à Nurnmulites des Pyrénées etdu département de l’Aude dans deux étages, caractérisés chacunpar leur stratification et leurs fossiles, comme on a déjà vu que

f1) Études sur l’histoire de la Terre , p. 331, in-8. Paris , 1 844.(2) Résumé d’un mémoire sur le terrain a Nurnmulites du dépar-tement de l’Aude et des Pyrénées ( Bull 2 e sér., vol. IV, p. 1127,

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