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M. Boubée l’avait proposé. Le premier étage, ou le supérieur, necontient que des espèces tertiaires ou nouvelles, et l’ensemblede sa faune est essentiellement tertiaire. Il est formé de couchesindépendantes dans leur allure, ordinairement horizontales, et re-posant , souvent sans intermédiaire, sur le terrain de transition. Cesdivers strates, réunis sous le nom de système ibérien, comprennentprincipalement ceux qui ont été l’objet du mémoire de M. Leyme-rie. Le second étage, qui n’a point présenté d’espèces tertiaires, nerenferme pas non plus d’espèces communes au premier; sa faunese rapproche davantage des formes crétacées. Ses couches sontconstamment relevées, et, dans le département de l’Aude , elles sonten stratification discordante avec celles de l’étage précédent. Cetétage inférieur, que l’auteur nomme système alaricien, comprendles assises nummulitiques des Pyrénées centrales, tandis que cellesdu premier, situées en dehors de la chaîne, forment, sur son ver-sant nord, deux bassins distincts et séparés, l’un à l’O. et l’autre àl’E. : ainsi, non seulement il n’y a pas continuité entre les couchescrétacées et les couches nummulitiques décrites par M. Leymerie,comme nous l’avons fait remarquer, mais encore il y a discor-dance entre ces dernières et un autre ensemble de dépôts qui lessépare de la craie.
Nous avons parlé suffisamment du premier de ces deux étagesou systèmes que l’auteur décrit de nouveau et sous une autreforme que son prédécesseur, en indiquant quelques rectifica-tions et quelques additions que ses études lui ont fournies (1) ; etnous nous y arrêterons d’autant moins que les différents caractèresminéralogiques auxquels il donne le nom d etype, suivant les locali-tés, ne sont que des aspects différents d’un seul et même horizongéologique, comme le démontrent les observations stratigraphiques.La masse principale des espèces fossiles est constante, et beaucoupd’entre elles se trouvent à tous les niveaux et dans les diversescouches.
Des marnes noires très puissantes, avec des lits minces de cal-
4 847 ; — Ibid., vol. V, p. 412,1848 ; — Cot/ijJt. rend., vol. XXV,15 nov. 4 847).
(I) La Natica longispira et le Nanti las Lamarckii, regardés d’abordcomme propres à la zone nummulitique de la montagne Noire, se re-trouvent dans les couches correspondantes des Corbières ; de mêmeles Turritelles, que l’on avait cru exister exclusivement dans ces mon-tagnes, ont été rencontrées sur le bord opposé du bassin.