132
CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES
trouvé des Ammonites jurassiques près de Karpfsloch. Enfin il estsurmonté par une bande de talcscliistcs et de micascliisles qui ont enpartie l’aspect de roches primaires. Suivant M. Esclier, cette roche,qui est la plus élevée, serait une portion ou le prolongement desconglomérats et schistes de Scrnft, que l’on voit dans la vallée ad-jacente de AYallenstadt, au-dessous de toute la série secondaire.
Lorsqu’on redescend vers la vallée du Rhin, on retrouve le flyschet les couches à Nummulites, puis, vers le lac de Wallenstadt ou leflanc de la chaîne, toutes les assises secondaires les plus récentes seprésentent dans leur ordre naturel (1). Il ne s’agit donc point icid’un plissement et d’un plongeaient apparent en sens inverse, maisbien d’un renversement complet des couches anciennes sur les plusrécentes, par l’effet sans doute d’une énorme pression partant del’axe des Alpes . Plus tard se produisit une immense dénudation,h la suite de laquelle le calcaire jurassique et les schistes cristallinsn’auront plus laissé que la bande étroite qui constitue aujourd’huiles sommets dentelés de la chaîne.
Le plongeaient des couches vers le centre d’une chaîne , de tellesorte que les roches anciennes semblent passer sous les plus ré-centes, a été longtemps un sujet d’étonnement et a été considérécomme à peine explicable par une hypothèse satisfaisante ; aujour-d’hui encore, ce fait qui se représente sur les flancs de toutes lesgrandes rides du globe est loin d’être suffisamment éclairci. M. Mur-chison avait cherché à en rendre compte dans l’Oural , en supposant,pour cette inversion apparente, que l’extrémité brisée des stratess’était enfoncée dans les cavités produites par la sortie des massesignées que l’on voit placées de manière à confirmer assez bien cetteexplication. Mais celle-ci ne peut pas toujours s’appliquera d’autreschaînes, telles que les Appalaches , pour lesquelles MM. Rogers sesont si ingénieusement servis de leur théorie ondulatoire ou destremblements de terre, et il est presque également impossible del’appliquer aux Alpes , à cause de l’absence de masses éruptivesqui puissent rendre compte du phénomène par un déplace-ment. Mais dans presque tous les plis de cette dernière chaîneque l’auteur a étudiée, le côté le plus long de chaque penteanliclinale est tourné vers le centre des Alpes , et le talus leplus rapide ou ieplus court du plissement fait face au côté opposé