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Traité de fortification souterraine, ou Des mines offensives et défensives : comprenant la théorie et la pratique des mines, la guerre souterraine, les démolitions, la description de l'attaque des systèmes, et les relations des principales expériences sur les mines... / par C.L. Gillot
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54 FORTIFICATION SOUTERRAINE.

qui aient donne quelques règles pour la charge des fourneaux.Des épreuves faites à différentes profondeurs ( voy. épreuv. deTournay , pièce n.°I, §. 5) prouvèrent à ces deux habiles ingé-nieurs, quen faisant les charges proportionnelles aux volumes desentonnoirs, on oblenoit à peu près leffet désiré. Cétoit dailleursune opinion généralement reçue, de leur temps, quune chargetrop foible ne vidoit pas parfaitement lentonnoir, mais quunecharge trop forte ne faisoit que porteries déblais à une plus grandedistance, sans augmenter la grandeur de lexcavation.

189. Vauban regardoit le solide dexplosion comme un cônetronqué, dont le sommet, sil eût été complet, auroit occupé lecentre même du fourneau, et dont le diamètre de la base étoitdouble de la ligne dexplosion. On crut remarquer dans la suiteque ce cône avoit pour diamètre de sa base inférieure la longueurmême de la ligne dexplosion, cest-à-dire, la moitié du diamètrede la base supérieure. Cette opinion prévalut jusquau momentle général Vallière mit en vogue le paraholoïde, quil supposoittoujours avoir pour diamètre du cercle extérieur le double dela ligne dexplosion; et ce quil y a de plus surprenant, cest quaumilieu de toutes ces incertitudes et des nombreuses discussionsauxquelles elles donnèrent lieu, on resta daccord en ce point,que lentonnoir ayant pour rayon du cercle extérieur la longueurde la ligne dexplosion, étoit le maximum deffet que pouvoit pro-duire un fourneau, quelque chargé quil fût.

190. Il paroîtra sans doute piquant à plus dun lecteur de rap-peler ici une remarque dAlix, le même que jai déjà cité. Les parti-sans des cônes tronqués, du paraholoïde et du chaudron, croyoientleurs discussions dune grande importance pour dresser de bonnestables relatives à la charge des mines, et ils ne sapercevoient pasquen partant tous pour leurs formules dun même fourneaudépreuve, ils seroient arrivés au même résultat.

191. Soient, en effet, comme ci-dessus, F et f les charges dedeux fourneaux que nous supposons devoir être proportionnelles