56
FORTIFICATION SOUTERRAINE.
de cette proposition aura lieu; c’est-à-dire que la formule [N] don-nera des charges trop foibles ou trop fortes, suivant qu’on prendrafou F pour la charge du fourneau d'épreuve.
197. Dans l’hypothèse où les solides d’explosion sont semblables,
X® jja
On a—. Substituant cette valeur dans l'équation [N] , elle
devient F : f :: H 3 ; A 3 ; c’est la formule dont se sont servis presquetous les rédacteurs des tables, parce qu’ils les ont toutes calculéespour la supposition où l’on veut obtenir des entonnoirs dont lediamètre du cercle extérieur soit double de,la ligne d’explosion.
198. Or, si l’on suppose dans la formule F H 3 : A 3 ,/= 100et h — 10 ; ce qui indique que pour dix pieds de ligne d’explo-sion le milieu où se fait l’épreuve exige cent livres de poudre; ou
jjj
aura F : 100 :: H 3 : 1,000 ; d’où .Tionc,dans laprésente hy-
pothèse , on aura la valeur de F en cubant la ligne d’explosion ,exprimée en pieds , et en prenant le dixième du produit.
199. D’un autre co lé, il estrcconnu que pour un terrain de grosseterre mêlée de sable, pesant i 5 o livres le pied cube, 101 livres i 3onces ( voy. la table n°. 2 ) de poudre produisent , sous dix piedsde ligne d’explosion, un entonnoir dont le diamètre extérieur est
double de cette même ligne. Donc la foi'mule F =—, appliquée à
cette espèce de terrain, donnera les charges assez exactement pourla pratique ; et comme, en évaluant le solide d’explosion , suivantla méthode de Bélidor, par un cône tronqué dont le diamètredu petit cercle seroit la moitié du diamètre du grand cercle, quiest lui - même égal au double de la ligne d’explosion, ce terrainexigeroit douze livres par toise cube ; il s’ensuit que la formule
F=— donnera, à quelques livres près, les charges des fourneaux
pour tous les milieux qui exigeront par toise cube la mêmequantité de poudre.
200. Si l’on veut maintenant connoître, au moyen de la même