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Traité de fortification souterraine, ou Des mines offensives et défensives : comprenant la théorie et la pratique des mines, la guerre souterraine, les démolitions, la description de l'attaque des systèmes, et les relations des principales expériences sur les mines... / par C.L. Gillot
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PREMIÈRE PARTIE, CHAPITRE XII. 75

« arme donnée, lorsque la balle repose sur la poudre, la fait sou-,< vent crever, lorsque cette balle laisse un intervalle vide au-dessous« delle : cest que, dans le premier cas, linflammation étant pro-« gressive, les premières portions du fluide élastique dégagé metten t,< le projectile en mouvement, et agrandissent successivement les- pace dans lequel se développe ce même fluide, à mesure que la,< combustion sopère, ensorte que sa densité narrive jamais à un« très-haut terme; au lieu que dans le cas il y a de lintervalle« entre le projectile et la charge, celle-ci a le temps de senflam-« mer en entier, et de donner tout son fluide avant que linertie« du projectile soit vaincue et quil soit mis en mouvement.« Celui-ci ne cède pas avec une vitesse proportionnée à la violente« impulsion quil reçoit : d il résulte, delà part du fluide contre« les parois <le larme, une brusque et forte réaction qui la fait crever« quelquefois. »

2ai. Cette explication estsatisfaisanic, et prouve que ce nest pasuniquement au ressort de lair dilaté par la chaleur quest due larupture de larme à feu soumise à lépreuve précéden te; car quelquesgrains de poudre ajoutés à la charge ordinaire 11e feroient pascrever larme; et cependant ils renfermeroient autant, et plus, degaz condensés quil existe dair dans lintervalle entre la poudreet la balle. Ces gaz, outre quils occuperaient un espace moindre,porteraient encore avec eux une quantité considérable de caloriqueque 11a point lair dans son état naturel. Donc, si le phénomènedont il sagit étoit seulement au ressort de lair dilaté par lachaleur, la moindre augmentation dans la charge d'une arme à feusuffirait pour la faire crever.

252 . Ce que je viens de dire sapplique naturellement au four-neau D. Douze livres de poudre contiennent au moins 27 piedscubes de gaz permanens à la pression ordinaire de latmosphère, età zéro du thermomètre de Réaumur (2G). Cent douze livres depoudre renfermées dans un fourneau tenu plein devraient donc

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