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Traité de fortification souterraine, ou Des mines offensives et défensives : comprenant la théorie et la pratique des mines, la guerre souterraine, les démolitions, la description de l'attaque des systèmes, et les relations des principales expériences sur les mines... / par C.L. Gillot
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PREMIÈRE PARTIE, C II A P I T R E X I I. n 5

qui senflammeroit instantanément, ne seroient pas pour cela sus-ceptibles ilu même effort. Dans le premier cas, en effet, la forceexpansive croît avec la chaleur que lon communique au fluide enrepos ; dans le second cas, au contraire, les gaz passent brusque-ment de l'état concret à létat aériforme, et au moment ils dé-ploient leur force expansive contre les parois qui sopposent à leurdilatation, ils ont déjà une vitesse acquise.

2G0. Avec ces données, nous avons tout ce quil faut,'sinonpour calculer rigoureusement les effets des fourneaux précédens,du moins pour en expliquer les phénomènes dune manière satis-faisante.

261. Toute la poudre ne brûle pas dans un fourneau quelleremplit exactement Une jiartie, qui est refoulée dans les gerçures,s'y enflamme ; une autre partie ne dilate ses gaz quau sortir delentonnoir.

262. En ménageant un espace rempli dair autour des fourneaux,on donne à la poudre le temps de senflammer, en même temps quonlui fournil une certaine dose doxigène nécessaire pour entretenir lacombustion. 11 en résulte une quantité plus considérable de gazdégagés dans lintérieur même du fourneau, dont les parois sont enmême temps frappées brusquement par un fluide élastique dontla force expansive est encore augmentée par une vitesse acquise;ce qui na pas lieu, du moins à un si haut degré, lorsque le fourneauest plein, parce que les terres, cédant à mesure que le fluide sedéveloppe, absorbent une grande partie de la vitesse.

265. Ces différentes circonstances rendent au fluide une partiede la force quil perd par son expansion dans un plus grand espace,et lon conçoit même quelles peuvent être tellement combinéesentre elles, que lénergie de la poudre, et par conséquent ses eftets,en soient augmentés. Rendons ceci sensible par des exemples.

264. Le fourneau D ( 243 ) a lancé ses terres à une plus grandehauteur que le fourneau A ; son entonnoir a été plu grand quecelui de lautre. Il ny a rien qui métonne. Le milieu, soumis à

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