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SECOND DIALOGUE.
» route pour s’enfoncer dans les sentiers bourbeux» du vice ) on n’associe point la bassesse des plus» vils fripons avec le courage et l’élévation des-âmesi> fières, ni ljamour de la gloire aux manœuvres des» filous ’ y et si quarante ans d’honneur permettoient» â quelqu’un de se démentir si tard à ce point, il» perdroit bientôt cette rigueur de sentiment, ce» ressort, cette franchise intrépide qu’on n'a point» avec des passions basses, et qui jamais ne survit à» l’honneur. Un fripon peut être lâche, un méchant» peut être arrogant 5 mais la douceur de l'innocence j» et la fierté de la vertu ne peuvent s’unir que dansune belle âme. « .
Voila ce qu’ils auroient tous dit ou pensé, et ilsauroient certainement refusé de le croire atteint de jvices aussi bas , à moins qu’il n’en eût été convaincu' jsous leurs yeux. Ils auroient du moins voulu l’étu-dier eux-mêmes avant de le juger si décidément etsi cruellement. Ils auroient fait ce que j’ai fait; et,avec l’impartialité que vous leur supposez, ils au-roient tiré de leurs recherches la meme conclusionque je tire des miennes. Us n’ont rien fait de toutcela ; les preuves les plus ténébreuses , les témoigna- ]ges les plus suspects, leur ont suffi pour se décideren mal sans autre vérification, et ils ont soigneuse-ment évité tout éclaircissement qui pouvoit leurmontrer leur erreur. Donc, quoi que vous enpuis-siez dire, ils sont du complot; car ce que j’appelleen être n’est pas seulement être dans le secret devos messieurs, je présume que peu de gens y sontadmis j mais c’est adopter leur unique principe, c’est