130 TROISIÈME DIALOGUE.
Roüss. Que dites-vous? Est-ce bien vous qui par-lez , et faites-vous à votre tour des énigmes ? Degrâce, expliquez-vous promptement.
Le Fr. La liste que je vous présente vous servirade réponse et d’explication. En la lisant, nulhommeraisonnable ne sera surpris de la destinée de l’au-teur.
Rouss. Voyons donc cette étrange liste.
Le Fr. La voilà. J’aurois pu la rendre aisémentdix fois plus ample , surtout si j’y avois fait entrerles nombreux articles qui regardent le métier d’au-teur et le corps des gens de lettres ; mais ils sontsi connus, qu’il suffit d’en donner un ou deux pourexemple. Dans ceux de toute espèce auxquels jeme suis borné, et que j’ai notés sans ordre commeils se sont présentés , je n’ai fait qu’extraire et trans-crire fidèlement des passages. Vous jugerez vous-même des effets qu’ils ont dû produire, et des qua-lifications que dut espérer leur auteur sitôt qu’onput l’en charger impunément.
EXTRAITS.
LES GENS DE LETTRES.
1. « Qui est-ce qui nie que les savants sachent» mille choses vraies que les ignorants ne sauront» jamais? Les savants sont-ils pour cela plus près» de la vérité ? Tout au contraire, ils s’en éloignent