AUX A LF ES!
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viïlè'd vBn'yg, en Va fais , avec ses clochers couverts en mica (le diflérentescouleurs. Je m’y trouvais à cinq heures du soir a la maison dAngleterre Jerien do plus empressé que daller voir un compatriote au college desjésuites : j’étais porteur d une lettre de la part de sa rnere. Ce grand bâtimentsc trouve sur une élévation, précisément au débouche de la grande route du Sim*-'pion, en sorte qu’avec quelques pièces d artillerie, les-révérends peres pourraientdéfendre tout passage de la Suisse a 1 Italie par ce coté. Je- sonne, un jesuiteparaît, et sur ma demandé à voir mon compatriote, il me fait connaître 1 im-possibilité à cause du souper; il faut retourner dans une Heure ; ce tempsécoulé ce fut' un< autre portier qui me reçut , il : refermai la porte à tour declef; je fus conduit dans un cabinet, qui donne vue avec deux croisées surun vaste jardin, où je vis toute lk population de* cette maison jouer et sepromener ; quelques vieilles cartes géographiques décoraient les murailles dricabinet. Arrive enfin lé" compatriote que je- n’avais jamais vu, je lui présentela lettre de sa mère , il 7 me disait ne pouvoir l’acceptér sans le consentementdés supérieurs qiril va trouver au jardin; trois minutes après il revient et htj;i lettre en ma présence avec permission du supérieur, Croirait-on qtie la cu-riosité ne Ve porta pas à connaître la situation de ses pareils qu’il'avait quittésdepuis quatre ans; il’désirait seulement savoir ce; qu’étaient devenus ceux de.'scs-oompatriotes qui avaient" fréquenté le séminaire avec lui. Ne connaissant rien deœ qui se passe aux séminaires , ni dé ces gens, il métait impossible de luidonner les moindres renseignemens. J’appris qu ils étaient là à quatre-vingt, laplupart allemands. Sa figure et son corps dé moine d'abbaye donnèrent preuvede contentement ; il n'avait aucun désir de revoir sa patrie, (beau complimentde la part d’un enfant unique à rendre à ces pareils) je lui présentais de prendreune lettic pour chez lui et de Vattèndre jusqu'à demain à six heures; il niela promit, et je quittais ainsi; mon* compatriote jésuite Soudan et son* collège.Je me régalais d’un bon souper, et j’cerms uue lettre pour Renais. J'eus Laplaisir d’entendre une sérénade de trompettes, cors, trombonue et une petiteclàxinctte ; musique ttès-harmonieuse mais ici ce ne sont pas les sons harmonieux*qui font le plus grand effet : le lieu seuVles rendrait magiques, es qui paraîtraitinsignifiant dans nos cités,, qui n’a.point entendu' parler de 1 air pastoral leranz des vaches ?’ ces sons, proférés sans art et sans harmonie, avec ces pa-roles en patois veulent être entendus , accompagnés par le cor dés pâtres , répétésgar des rochers -, au bruissement des - sapins ou,.des cascades. Get air mille di£e>~