PROMENADE
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éclairé par différents soupirails grillés, qui donnent sur le lac,' lequel mesuredans ces environs une profondeur de plus de 3 oo pieds.
Une route pittoresque nous conduisit à Montreux , grand village qu’on laisseà droite pour arriver à Vevay , jolie petite ville à quelques cents pas du lac.Les rues de Vevay sont larges , ses maisons belles et bien bâties. Quoiquaudéclin du jour , le jeune homme avec lequel j’avais fait la route le 17 , étant à saporte, me reconnut, et vint avec nous à l’hôtel de la Croix Blanche ; nous y soupâmes ensemble et fîmes brèche au vin rouge et blanc du pays, car il ert pro-duit d’excellens ; depuis Genève jusqu ici ce nest qu’une suite de vignobles. Ce nefut qu’après nous avoir raisonnablement désaltérés, que nous nous mimes au repos.
Vevay , dont la situation est peut-être unique , dont la nature aux envi-rons est tantôt imposante et sublime^, tantôt gracieuse et pleine des plusdouces beautés , est inaccessible aux vents du nord , ce qui rend le climat ex-trêmement doux : on y voit le lac dans sa plus grande magnificence, avec sesrives enchantées dont les collines sont couvertes de villes, villages et maisonsde campagne, les roches ménaçantes des environs, les monts sourcilleux duValais , les Alpes et cette magnifique côte de la Savoie , parsemée de hameaux
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de l’Europe , à tête poudrée de neige, haut de plus de il^ooo pieds, qui y do-mine avec une majestuosité digne du géant des géants. La situation , le sol, leclimat de cette ville , l’affabilité de ses habitans et l’économie, y attire grandnombre d’étrangers, surtout d’anglais , qui viennent l’habiter où s’y mettre enpension.
21 Août.
Nous quittâmes cette ville, par un temps pluvieux, longeant la rive du lac, entrelçs innombrables vignobles et les figuiers qui y sont communs. Nous étions,vers le midi, devant Lausanne , que nous trouvions convenable de laisser , pournous rendre à son port Ouchy à une demie lieue de là : c’est un joli village surle lac au-dessous de la ville ; on y voit grand nombre de maisons de plaisanceet auberges *, tous les jours à une heure il y part un bateau à vapeur pourGenève -, c’était cette occasion qui l’emportait sur le désir de voir iMusanne. Deuxchopes de vin , du pain et du fromage nous servit de diner ; l’auberge était pleinede monde de toutes conditions. L’Ecossais nous quitta pour se- rendre àBerne . A 1 heure, au trçisième appel de la clochette,, je me rendis avec lé