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Histoire naturelle-agricole des animaux domestiques de l'Europe : races de la Grande-Bretagne / texte de David Low ; traduit de l'anglais et annoté par M. Royer ; publiée par les fondateurs du moniteur de la propriété et de l'agriculture
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LE MOUTON.

RACE DES BRUYÈRES A TÊTE IVOIRE.

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moyenne longueur et pèse environ 3 livres (1 k°119) de laine lavée. Ces moutonssont très-rustiques, et capables de subsister sur les bruyères les plus grossières; ce-pendant, bien quils préfèrent les sommets des montagnes, ils ne font pas à cetégard comme les moutons du pays de Galles, et vivent sur toute espèce de pâturagequils peuvent obtenir, étant beaucoup moins difficiles sur le choix des herbages queles Southdown, les mérinos et autres races originaires de contrées produisant desherbes plus fines. Quoique de mœurs sauvages et indépendantes, ils sont moins va-gabonds que les moutons montagnards du pays de Galles et autres parties, et peu-vent être amenés à demeurer dans les enclos, lorsquils y trouvent une nourrituresuffisante. Le poids ordinaire des moutons, abattus à lâge de. 4 ans environ, est de151ivres(5kilog. 595) le quartier; mais les individus qui sont bien traités, et suffi-samment nourris pendant leur jeunesse, peuvent acquérir un poids plus considé-rable. La chair en est moins délicate que celle du mouton gallois ou du Southdownde lAngleterre; mais elle est plus juteuse, a une saveur plus prononcée de venai-son, et est préférée à tout autre par ceux qui en ont lhabitude. Cest le mouton quelon consomme principalement dans toutes les plus grandes villes dEcosse , et ungrand nombre de ces animaux est amené, à lâge de 3 ans et plus, dans les pâtu-ges du sud, afin dy être engraissé pour les marchés anglais .

La qualité la plus importante de cette race est son appropriation à une contrée debruyères, et, sous ce rapport, elle est supérieure à tout autre. Cest cette propriété,aussi bien que son extrême rusticité, qui la rendue si précieuse pour les montagnescouvertes de bruyères elle est acclimatéè, et elle parvient à sentretenir mieuxquaucun autre mouton. Elle se nourrit sur les plus hautes montagnes jusquà uneélévation les bruyères cessent de croître, et font place à la mousse et autres plan-tes des latitudes supérieures. Comme ils broutent très-bien lextrémité des bruyères,ces moutons trouvent leur nourriture beaucoup mieux quaucun autre de cette con-trée pendant le teins des neiges et des grandes gelées. Les mères sont de vigoureusesnourrices, capables délever encore leurs petits lorsquelles ont été exposées elles-mêmes à de rudes privations. Un grand défaut de cette race, cest le caractère de satoison qui, bien que légère, nest propre que pour les manufactures de tapis ou dé-toffes les plus grossières. On a apporté peu dattention, en général, à la qualité de cettetoison, bien quelle puisse être considérablement améliorée. Un défaut de la laine,très-commun dans cette race, est lexistence de ce quon appelle du jarre (kemps),qui se compose de filamens durs et raides mélangés avec la laine. Ce jarre est impro-pre au feutrage et ne sécrète pas de suint comme la laine véritable; on pourrait lefaire disparaître par une meilleure nourriture et le choix de reproducteurs exemptsde ce défaut. Quelquefois il naît, dans les troupeaux, des individus à laine fine etcourte, ce qui semble indiquer la possibilité dobtenir, par le choix des reproduc-