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1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
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DES FUTAIES. 53

étrange entre le fait et les principes, l’aveu de M. Tel-les d’Acosta , l’un des plus grands partisans des bali-veaux , qui convient qu’en Champagne les adjudica-taires des coupes qui approvisionnent Paris , exploi-tent de préférence les baliveaux pour le chauffage,et tirent peu à la charpente.

Veut-on encore un exemple plus frappant des con-tradictions dont nos ouvrages sur l'agriculture four rmillent, lorsque les auteurs se jettent dans les géné-ralités , sans être prémunis d’un nombre suffisantd’observations particulières ?

M. Plinguet, ingénieur en chef du duc d’Orléans,dans un ouvrage imprimé en 1789, sous le titre deTraité sur les réformations et les aménagemens desForêts , où il est principalement question de cellesd’Orléans et de Montargis , s’exprime dans les termesqui suivent ( page 9 ):

« Nous ne dirons rien sur la différence de bonté» qui se trouve entre la charpente qui provient des» futaies , et celle que produisent les baliveaux sur» taillis. D’une part, l’emploi des uns et des autres» dans la construction ne nous démontre que trop» souvent, par de mauvais effets , la dangereuse qua-» lité de ces derniers ; et d’autre part , la théorie,» appuyée d’une suite d’expériences faites avec infi-» niment de précautions par Buff’on, sur la force des» bois , 11e laisse aucun lieu de douter de la mauvaise» qualité de ceux-ci, et fera toujours préférer la» charpente qui nous viendra des futaies ».

Un auteur presque aussi moderne, M. Pannelier-d’Annel, dans une brochure intitulée Essai sur l’amé-nagement des Forêts , imprimé en 1784, nous dit,dans une note ( page 16 ) , à l’occasion de la forêt deCompiègne, « que les baliveaux sur taillis ont des» droits, au moins sur un sens, que n’ont pas les arbres» crus en futaie, qui ( page 11 ) ne viennent jamais» droits » : proposition neuve , et que j’ai lu plu-sieurs fois, pour vérifier si je ne me trompais pas.