56 AMÉNAGEMENT
il n’eut produit, dans le cours des cinq révolutions ,que 600 livres ; mais, au moyen des éclaircies , ila produit :
A la i ere . révolution 60 1. » s. 1
a !;! £ A
A la 4 e .... 268 16 j
A la 5 e . il vaudra. 1260 »
Total, en estimant à bas prix. 2018 8
On demande si, à cette époque , il conviendrade l’abattre. C’est encore le calcul qui résoudra cettequestion.
Nos sens, à moins d’être très-exercés, noustrompent lorsque nous parcourons une futaie. Cen’est que par une approximation hasardée que nousjugeons de la hauteur et de la grosseur des tiges. Lors-qu’on passe quelque tems sans visiter un jeune tail-lis , on est frappé , en le revoyant, du changementqu’il a éprouvé dans l’espace de trois ou quatre an-nées. Il n’en cgt pas h beaucoup près de même d’unefutaie; eût-on été dix ans sans la parcourir, à peineg’appercevra-t-on que les tiges aient grossi. Plus lesarbres étaient âgés à la précédente visite, moins leuraugmentation paraîtra sensible ; cependant elle estréelle , et quelquefois très-forte. Mais ce n’est qu’aumoyen d’un instrument et à l’aide du calcul, qu’onpeut connaître avec exactitude le volume et la valeurqu’ont acquis les tiges (1). Car supposons que le dia-mètre d’un arbre, qui était de25pouc.à l’âge de centans , ait augmenté de deux pouces et demi pendantles dix années suivantes , à peine l’œil distinguera-t-il
( 1 ) A l’égard des futaies , je proposerais de substituer une chaîne plateet bien graduée au compas courbe , qui devient difficile à manier lors-qu’il est d’un grand volume.