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1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
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DES FUTAIES. 5 ?

Dette augmentation. Cependant nous avons la pro-portion suivante : 625 , carré du diamètre réduit enpouces carrés à cent ans d’âge , sont à 756 un quai't,cari’é du diamètre de cent dix ans , comme 18 1. sontà 21 liv. i 5 s. io d. La différence est de plus d’uncinquième en sus.

Le calcul démontre également qu’à supposer queles arbres continuent de croître uniformément, etqu’on en suspende la coupe jusqu’à cent cinquanteans , la valeur augmente dans la proportion de i à 2un quart. Mais il est à remarquer que lorsqu’un arbreexcède les dimensions communes, son prix s’élèveau-dessus des prix ordinaires. Par exemple, une piècede bois de deux pieds d’équarrissage, sur vingt-quatrepieds de longueur, contient quatre fois autant depieds cubes qu’en contient une pièce d’une longueursemblable et d’un pied d’équarrissage seulement ;mais la rareté la fera certainement payer au-delà duquadruple.

Nous avons dit ( page 16) que le maximum d’unarbre de futaie se prolongeait jusqu’à l’instant où cetarbre commence à s’altérer dans le coeur.Ce premierdegré d’altération est d’autant plus éloigné , que lacroissance de l’arbre a été plus accélérée. Ainsi, dedeux chênes de même espèce , si l’un a acquis deuxpieds de diamètre, je le suppose , pendant que l’autren’aura pris que dix-huit pouces , le premier prolon-gera sa croissance et sa vie plus lougt-tems que lesecond. C’est le défaut de terrain et d’espace quidonne à celui-ci une vieillesse et un dépérissementanticipés.

Cependant tout a un terme dans la nature. L’arbrele plus vigoureux et le plus avantageusement situéparvient enfin à la vieillesse , et de la vieillesse ilpasse à la décrépitude. C’est dans le centre qu’il com-mence à s’altérer. Heureusement on reconnaît, àdes signes presque certains , un commencement dedépérissement : les branches de l’arbre meurent en