DES FUTAIES. 5 ?
Dette augmentation. Cependant nous avons la pro-portion suivante : 625 , carré du diamètre réduit enpouces carrés à cent ans d’âge , sont à 756 un quai't,cari’é du diamètre de cent dix ans , comme 18 1. sontà 21 liv. i 5 s. io d. La différence est de plus d’uncinquième en sus.
Le calcul démontre également qu’à supposer queles arbres continuent de croître uniformément, etqu’on en suspende la coupe jusqu’à cent cinquanteans , la valeur augmente dans la proportion de i à 2un quart. Mais il est à remarquer que lorsqu’un arbreexcède les dimensions communes, son prix s’élèveau-dessus des prix ordinaires. Par exemple, une piècede bois de deux pieds d’équarrissage, sur vingt-quatrepieds de longueur, contient quatre fois autant depieds cubes qu’en contient une pièce d’une longueursemblable et d’un pied d’équarrissage seulement ;mais la rareté la fera certainement payer au-delà duquadruple.
Nous avons dit ( page 16) que le maximum d’unarbre de futaie se prolongeait jusqu’à l’instant où cetarbre commence à s’altérer dans le coeur.Ce premierdegré d’altération est d’autant plus éloigné , que lacroissance de l’arbre a été plus accélérée. Ainsi, dedeux chênes de même espèce , si l’un a acquis deuxpieds de diamètre, je le suppose , pendant que l’autren’aura pris que dix-huit pouces , le premier prolon-gera sa croissance et sa vie plus lougt-tems que lesecond. C’est le défaut de terrain et d’espace quidonne à celui-ci une vieillesse et un dépérissementanticipés.
Cependant tout a un terme dans la nature. L’arbrele plus vigoureux et le plus avantageusement situéparvient enfin à la vieillesse , et de la vieillesse ilpasse à la décrépitude. C’est dans le centre qu’il com-mence à s’altérer. Heureusement on reconnaît, àdes signes presque certains , un commencement dedépérissement : les branches de l’arbre meurent en