58 aménagement
partie à la cîme , elle s’arrondit, se couronne, legrossissement de l’arbre diminue, son fanage cessed’être aussi touffu , ses feuilles jaunissent plutôt.D autres signes annoncent également la vigueur d’unarbre , tels qu’une écorce unie , fine et d’une mêmecouleur, des branches qui s’élèvent au haut de l’arbre,des feuilles étoffées à la cîme , et encore vertes surla fin de l’automne. Un grand usage donne à cet égardaux forestiers'un coup-d’œil qui les trompe rarement.Quand la futaie commence à être sur le retour, onperdrait beaucoup à ne pas l’abattre , il faut même sehâter d’extirper les souches et de semer.
On doit donc établir, k l’égard du maximum desfutaies , la même soudivision dont il a été fait men-tion k l’égard des taillis ; savoir, le maximum phy-sique ou simple , et le maximum composé , danslequel il entre une donnée de plus, savoir, l’intérêtpécuniaire du prix de la vente.
Dans l’exemple que nous venons de rapporter, ilest certainement de l’intérêt du consommateur quela coupe soit suspendue jusqu’à l’époque de cent cin-quante ans d’âge , k laquelle nous fixons, par sup-position , le plus haut point de croissance physique ,on le maximum simple, puisque, pendant les cin-quante dernières années, cet arpent a acquis uneaugmentation de valeur égale à i SjS. liv., et qu’iln’avait acquis qu’une valeur de 1260 liv. pendant lescent années précédentes.
Mais ici l’intérêt du propriétaire va encore se trou-ver eu opposition avec celui du consommateur, effetque nous avons déjà remarqué par rapport au maxi-mum composé du taillis ; car il est clair que si lepropriétaire se détermine à vendre son arpent del’âge de cent ans 1260 livres, ce capital , joint auxintérêts pendant cinquante ans , s’élèvera k 4410 liv. ;tandis que si la coupe du même arpent est différéependant cinquante ans de plus , elle n’équivaudraqu’à 2835 liv., perte à laquelle il faut encore ajouter