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1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
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DES FUTAIES. 6 1

Au lieu que la valeur d’une futaie sur-tout étantquelquefois décuple de la valeur intrinsèque du ter-rain qui l’a produite, il est juste et naturel qu’enl’aliénant, le vendeur exige le prix en entier de savente , ou du moins un cautionnement équivalent ;sans quoi, et si la futaie est abattue , il ne reste plusde recours contre un acquéreur de mauvaise foi, oudissipateur , ou seulement mauvais économe : troi-sième différence.

Nous en avons encore une essentielle à remarquerentre la vente faite par un particulier et la vente faitepar la nation.

Un particulier qui a reçu le prix de sa forêt ven-due , est aussi indifférent sur l’usage que l’acquéreurfera de sa propriété, que si elle ne lui eut jamaisappartenu ; mais si c’est la nation qui vend , on nesaurait dire qu’elle demeure sans intérêt , même eusupposant le prix de la vente totalement acquitté,parce que le meilleur aménagement possible de lachose aliénée importe au public consommateur. Ilest donc juste d’imposer à l’acquéreur des conditionsconservatrices qui le forcent, en quelque sorte, d’ad-ministrer le bien qui lui est transmis, d’une manièrequi lui soit profitable, et tout à la fois avantageuseà la nation. L’on serait mal fondé à soutenir qu’unpareil acte gêne la liberté , puisque l’acquéreur a étéparfaitement libre d’en accepter ou d’en j’efuser lesconditions lorsqu’il a transigé , et que d’ailleurs uneloi n’est point dure lorsqu’elle n’enlève à celui quis’y soumet que la faculté d’abuser.

De ces différences entre les principes de l’économieforestière et de l’économie agraire , et de l’opposition,qui existe essentiellement, et que nous avons rigou-reusement démontrée, entre l’intérêt du propriétairevendeur et du public consommateur, on peut con-clure , ce me semble,

x°. Que l’établissement d’un corps administratifparfait, autant qu’une institution humaine peut l’être,