ET DE LA REPRODUCTION DES BOIS. Jlmaximum d’un taillis, il m’a été proposé quelquesquestions auxquelles je vais répondre.
On m’a demandé comment, dans une Grande forêtoù se trouveraient à volonté des cantons de taillis dedifférens âges , j’établirais les expériences , et si, parleur moyeu, on parviendrait à fixer, i°. l’âge auquel,après une première éclaircie , il faudrait la renou-veller ; 2°. le nombre des brins qu’il conviendrait delaisser subsister 5 3°. si l’avantage résultant de ceséclaircies , dépenses déduites , peut être déterminéavec précision ; 4 0 . enfin si la meure méthode estapplicable à toutes sortes de terrains et à des taillisde différens âges.
J’estime qu’on peut établir la ptemière expérienceainsi qu’il suit :
On choisira dans un taillis de vingt ans, mais réglépour n’être coupé qu’à quarante ans ( ce qui supposeque le sol a de la profondeur ), on choisira, dis-je,un canton bien conservé où il n’y ait pas de clairière.On traeera en ligne droite un sentier de quatre piedsde largeur sur une longueur de dix perches. Aux deuxextrémités on tracera un sentier pareil à angle droit,et on terminera par un quatrième sentier l’enceinte,qui contiendra juste un arpent.
On comptera tous les brins de cet arpent qui excé-deront deux pouces de diamètre, ce qui n’est ni long,ni difficile, ni aussi fautif qu’on pourrait d’abord lepenser. Pour cette opération ou se pourvoira de troisou quatre cordeaux de jardinier, armés d’un piquetà L’une des extrémités. Au moyen de ces cordeaux,dont on dirigera l’alignement, nécessairement un peutortueux, d’un des bords de l’arpent au bord corres-pondant, à la distance, si l’on veut, de six pieds , ilne sera certainement pas difficile , en se renfermantdans celte étroite enceinte , de compter tous les brinscontenus entre les deux cordeaux , sur-tout si on aeu soin de les maintenir à deux ou trois pieds dehauteur, afin qu’ils soient plus aisément appelons.