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1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
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ET DE LA CONSOMMATION DES BOIS. 77par les autres , n’est au fond qu’une éclaircie malfaite. On a pris trop long-tems le change sur lescauses du peu de nerf des bois crus en massif, enl’attribuant, au défaut d’air. L’air manque au milieud’une forêt ! et cette niaiserie se répète en vingt vo-lumes ! Si l’on avait mieux étudié la nature , et plusattentivement médité les belles expériences de Mal-pighi , Halles, Duhamel et JBufFon , et l’excellent ou-vrage de M. Bonnet sur l’usage des feuilles dans lesvégétaux , on aurait reconnu que la maigreur desarbres venait du défaut d’espace , de soleil et de nour-riture , leur faiblesse de leur maigreur, et que ledernier degré de perfection dont notre économie fo-restière est susceptible , consiste en ce que la terre ,en tout tems chargée de tout ce qu’elle peut rapporterpour avoir la quantité , ne soit en aucun tems char-gée au-delà de ce qu’elle doit produire pour obtenirla qualité. Or , je n’apperçois de moyens pour y par-venir , que celui des éclaircies , combinées d’aprèsdes observations suivies sur le grossissement.

D’ailleurs , une futaie , pour l’ordinaire , n’est pasuniquement garnie en chêne. Si l’on s’abstient d’éclair-cir , que deviendront les arbres dont la vie ne se pro-longe pas autant que celle du chêne, tels que l’orme,le frêne, le hêtre , etc. ? Nécessairement ceux-ci pé-riront sur place , ou bien les chênes seront abattusavant d’avoir atteint leur maximum.

Nous venons de décrire la manière d’établir lesexpériences dans une grande forêt 3 nous avons vucommentle déclin du grossissement conduisait à fixerl’époque du renouvellement des éclaircies 3 nous avonsprésenté les bases qui décident du nombre des brinsqu’il conviendra de réserver à quelque époque quece soit. D’après ces principes, il est facile de déter-miner avec précision le produit de la masse entière,puisque les résultats obtenus sur une couple d’arpenss’appliquent à tous les arpens d’une nature semblableexistans dans la même forêt , et l’aménagement pour