78 BA.I.ANCE DE LA CONSOMMATION
cette partie delà forêt étant une fois décidé, il J'estpour toujours.
Mais les terrains vai’ient, sur-tout dans une vasteétendue 5 et l’on demande si la même méthode est ap-plicable à toutes sortes de terrains. Elle y est appli-cable sans doute : les résultats ne seront pas les mêmes,puisque les données diffèrent, mais les principes sontinvariables. Ceci exige néanmoins quelque dévelop-pement.
D’abord dispensons-nous d’éclaircir des bois natu-rellement dégarnis , tels qu’on en voit sur la cime desmontagnes, au milieu des roches : tout au plus pour-rait-on soulager quelques souches de l’excès des brinsqui les surchargeraient-, mais cette opération ne peutguère concerner les bois nationaux.
L’éclaircie ne sera pas non plus fort utile sur destaillis peu touffus dont le grossissement sera cons-tamment au-dessous de 6 lignes. J1 11e s’agit , et pourles uns et pour les autres, que de reconnaître leurmaximum de croissance -, cette époque une fois dé-terminée , il n’y a plus à y revenir.
L’éclaircie peut être avantageuse sur un taillisd’abord vigoureux , mais dont le grossissement dé-cline. On se décidera d’après les moyens que j’ai in-diqués pour reconnaître si la cause du déclin provientdu terrain , ou du trop grand rapprochement destiges.
A l’égard des autres taillis , il ne saurait y avoirplus de difficulté de répéter l’expérience, telle queje l’ai proposée, sur un bois réglé ci-devant à vingtou trente ans , que sur un bois réglé à quarante-, àsoixante ou à quatre-vingts ans , ni d’en appliquerles principes à un taillis dont le grossissement moyenest de 7 lignes, qu’à un taillis dont le grossissementest à raison de 9 ou de 12.
Mais, en admettant, m’a-t-on objecté, que laméthode des éclaircies soit physiquement avanta-geuse, en admettant que son utilité soit démontrée