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1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
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ET DE LA REPRODUCTION DES BOIS. 79par les observations rapportées pages 11 et 24 dupremier mémoire , sera-t-elle praticable dans unegrande exploitation , celle , par exemple , où se trou-veraient trois à quatre mille arpens réductibles enfutaies? Qu’un particulier fasse éclaircir un bouquetd’une vingtaine d’arpens, qu’il y emploie des ou-vriers à la journée, il le peut, rien ne le gêne 3 ildirige l’opération lui-même, ou la fait diriger parun maître-ouvrier intelligent ; on ne coupera que lesbrins qu’il faut couper , on épargnera tous ceux qu’ilconviendra d’épargner. Mais il n’en est pas de mêmeà l’égard d’une vaste forêt : où trouver la quantitéd’ouvriers nécessaires? D’ailleurs tout marché à lajournée doit être banni d’une exploitation de cegenre , comme sujet à de trop grands inconvéniens.Üi au contraire on prend le parti d’adjuger la dé-pouille d’une éclaircie comme on adjuge la couped’un taillis , l’intérêt de l’adjudicataire le portera àabattre beaucoup plus de brins qu’il n’aurait dû 3 etloin de réserver les plus belles tiges, il ne laisserasubsister que les plus chétives : le marché serait doncmauvais , et conséquemment impraticable.

Cette objection est forte ; mais les difficultés qu’elleprésente ne me paraissent pas , à beaucoup près ,insurmontables.

En parlant, pag. 5 l, de l’éclaircie faite sur vingt-trois arpens de treize ans d’âge , on a dit qu’elle avai tcoûté 600 liv., ou , ce qui revient au même , qu’elleavait employé sept cents cinquante journées à i5 s.C’est à x-aison de trente-deux journées deux tiers pararpent.

Bornons , si l’on veut, à cent trente le nombre desjournées propres au travail pendant les six mois d’hi-ver ; il en résulte, premièrement, que six mille cinqcents trente-deux journées, ou cinquante ouvrierspendant cent trente jours , pourront éclaircir deuxcents arpens 3 en second lieu, que quatre mille ar-peus seront éclaircis dans l’espace de vingt ans ,