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1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
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A UNE CRITIQUE. 87

respectables, j’ajouterais qu’elles ont achevé de m’en con-vaincre.

Cependant je me garderai bien d’en conclure la proscriptionsubite des baliveaux. Dans les circonstances actuelles la néces-sité nous force à en conserver précieusement l’usage , toute-fois eu le modifiant, jusqu’à ce que les futaies en massifsoient successivement rétablies de manière à suppléer sura-bondamment la trop faible , mais trop indispensable ressourcedes baliveaux.

On voit, par cet exposé , quelles sont les opinions de M. deB.et les miennes sur les futaies , et combien elles diffè-

rent. Le nom de mon adversaire est imposant, et c’est enquoi nous différons encore ; mais l’objet que nous avons traitétous deux est d’une importance si majeure , les erreurs en cegenre d’administration peuvent être si funestes , que , nonobs-tant mon aversion pour les disputes polémiques, je me voisentraîné, malgré moi, dans la nécessité de discuter les raisons

dont M. de B. étaie sou système , et de les combattre

avec d’autant plus de force , que je le crois plus dangereux.

Pour prouver que les futaies en massif détruisent les bois ,

M. de B.expose, 1°. qu’à cent vingt ans, âge qu’on

doit au moins supposer à la futaie lorsqu’on l’abat, les troncstrop vieux seront incapables de repousser du taillis touffu , sil’on considère la distance des souches entre elles.

Comme, loin de réserver les vieilles souches d’une futaiequ’il s’agit de repeupler , je crois convenable d’abattre en

arrachant , il serait superflu de suivre M. de B.dans ses

détails sur le .faible recru qu’elles produisent. Sur ce pointnous sommes parfaitement d’accord.

2°. Tl expose que les frais de repeuplement par la voie desplantations ou par la voie des semis sont si excessifs , qu’ilsrebutent le propriétaire , et que le terrain , s’il n’est défrichépour y semer du blé , n’est plus qu’un terrain vague et sansvaleur.

Cet excès de dépense, que M. de B.trouve si rebu-

tant , ne proviendrait-il pas de l’ignorance ou de la mala-dresse , et quelquefois de l’entêtement des sous-ordres aux-quels les grands propriétaires tels que lui se confient ? S’il veutbien prendre la peine de relire ce que Buffon et Duhamel ontécrit sur les semis et plantations des bois , je crois qu’il insis-tera un peu moins sur la dépense excessive du repeuplement,et qu’il se désabusera de l’erreur de croire que les baliveauxgarantissent les jeunes taillis de la gelée. Ils produisent préci-sément l’effet contraire.

A la vérité, il e&t à craindre que le propriétaire, alléché