88 RÉPONSE
par quelques récoltes de blé, très-abondantes pendant lespremières années sur un terrain aussi fertile qu’un terrain àfutaie , ne se détermine à des défrichemens. Il est encore vraiqu’alors le semis en bois devient cher , et sa réussite plushasardée ; mais il ne doit pas être question de défrichementsur les forêts nationales.
J’ai annoncé , à la fin de mon troisième mémoire , que jeme disposais à traiter, dans un écrit suivant , des moyens lesplus économiques de semer les forêts abattues : malheureuse-ment M. de 15. n’y a pas eu confiance; car il se serait
moins pressé de dire que la dépense du repeuplement étaittoujours au-dessus des calculs. La confiance ne se commande
P as. Mais , en attendant que cet écrit soit rendu public , j’aihonneur d’affirmer à la compagnie que le bouquet de bois devingt-trois arpens dont j’ai parlé dans mon premier ouvrage ,bois éclairci l’année dernière , aujourd’hui l’un des plus beauxtaillis du canton où il est situé, était , il y a seize ans , enfutaie clair-semée , et dont partie était déjà sur le retour, cequi me détermina à tout abattre ; que je n’ai mis bas les arbresqu’en les arrachant ; que la plus forte dépense du repeuple-ment a été celle de rafraîchir les fossés de clôture , et qu’enfmle repeuplement proprement dit a été exécuté d’après les prin-cipes de Bu (Ton , par un procédé plus économique que le sien ,et dont je donnerai les détails et la description dans mon qua-trième mémoire.
M. de B.prétend que les arbres sur taillis sont bien
plus beaux , bien plus gros , bien meilleurs que les arbres defutaies en masse , même de celles où ils sont espacés large-nu nU
Cette proposition a été débattue et réfutée si souvent , qu’ilest dur de se voir obligé d’y revenir encore ; mais puisqu’enfinil le faut , voici des faits dont il me semble qu’il n’est pluspermis de nier l’existence.
La tige des baliveaux ne s’élève jamais par-dessus la hau-teur acquise pendant le premier âge. Dès que la houpe et lesbranches partant de la houpe sont formées , ils se coilfent entête de pommier. Ils ne sont donc pas plus beaux.
Un arbre, quelque part qu’il végète , ne grossit qu’en pro-
Î iortion de la nourriture qu’il prend , et de l’espace qui lui estaissé pour y étendre ses rameaux et ses racines. Les bali-veaux ne deviennent donc pas plus gros que les arbres de f utaiesuffisamment espacés , les terrains supposés semblables.
Les baliveaux , constamment chargés de nœuds , et parconséquent plus faibles d’un quart , suivant Billion , ne peu-vent servir pour les ouvrages de fente. Lés marchands de bois