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1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
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88 RÉPONSE

par quelques récoltes de blé, très-abondantes pendant lespremières années sur un terrain aussi fertile qu’un terrain àfutaie , ne se détermine à des défrichemens. Il est encore vraiqu’alors le semis en bois devient cher , et sa réussite plushasardée ; mais il ne doit pas être question de défrichementsur les forêts nationales.

J’ai annoncé , à la fin de mon troisième mémoire , que jeme disposais à traiter, dans un écrit suivant , des moyens lesplus économiques de semer les forêts abattues : malheureuse-ment M. de 15. n’y a pas eu confiance; car il se serait

moins pressé de dire que la dépense du repeuplement étaittoujours au-dessus des calculs. La confiance ne se commande

P as. Mais , en attendant que cet écrit soit rendu public , j’aihonneur d’affirmer à la compagnie que le bouquet de bois devingt-trois arpens dont j’ai parlé dans mon premier ouvrage ,bois éclairci l’année dernière , aujourd’hui l’un des plus beauxtaillis du canton où il est situé, était , il y a seize ans , enfutaie clair-semée , et dont partie était déjà sur le retour, cequi me détermina à tout abattre ; que je n’ai mis bas les arbresqu’en les arrachant ; que la plus forte dépense du repeuple-ment a été celle de rafraîchir les fossés de clôture , et qu’enfmle repeuplement proprement dit a été exécuté d’après les prin-cipes de Bu (Ton , par un procédé plus économique que le sien ,et dont je donnerai les détails et la description dans mon qua-trième mémoire.

M. de B.prétend que les arbres sur taillis sont bien

plus beaux , bien plus gros , bien meilleurs que les arbres defutaies en masse , même de celles où ils sont espacés large-nu nU

Cette proposition a été débattue et réfutée si souvent , qu’ilest dur de se voir obligé d’y revenir encore ; mais puisqu’enfinil le faut , voici des faits dont il me semble qu’il n’est pluspermis de nier l’existence.

La tige des baliveaux ne s’élève jamais par-dessus la hau-teur acquise pendant le premier âge. Dès que la houpe et lesbranches partant de la houpe sont formées , ils se coilfent entête de pommier. Ils ne sont donc pas plus beaux.

Un arbre, quelque part qu’il végète , ne grossit qu’en pro-

Î iortion de la nourriture qu’il prend , et de l’espace qui lui estaissé pour y étendre ses rameaux et ses racines. Les bali-veaux ne deviennent donc pas plus gros que les arbres de f utaiesuffisamment espacés , les terrains supposés semblables.

Les baliveaux , constamment chargés de nœuds , et parconséquent plus faibles d’un quart , suivant Billion , ne peu-vent servir pour les ouvrages de fente. Lés marchands de bois