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1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
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ET DES GRANDES ROUTES. 9 5

» chauffage que l’ancien propriétaire en tirait sera» dorénavant pris sur les bois et forêts , dont la re-» production n’est pas , à beaucoup près, égale à la» consommation ; que le bois à brûler sera par consé-» quent plus rare , et qu’au lieu d’engager à augmen-» ter cet objet de première nécessité , l’assemblée» nationale en a détruit, à cet égard , la possibilité.

» Cependant un moyen bien simple s’offrait en» amendement à ce décret, sans lui porter essen-» tiellement la moindre atteinte , et sans crainte de» voir subsister la trace la plus légère de la féoda-y> lité ; c’était de donner à tous les propriétaires in-» distinctement d’une communauté le droit déplanter» sur les rues , flégards , places et chemins publics ;» mais, avant d’y procéder , celui qui aurait voulu» planter , aurait été obligé d’avertir juridiquement» le propriétaire du terrain vis-à-vis duquel il se se-i> rait proposé de mettre des arbres , de le faire - } et» sur son refus , il en aurait eu le droit.

» La propriété des arbres nouvellement plantés» aurait été dès-lors acquise à celui qui les aurait» plantés , ^insi qu’à ses descendans ou ayant cause ;i> mais à l’instant qu’ils auraient été abattus , le droit» de planter à leur place n’aurait pu avoir lieu qu’a-» près le même avertissement fait préalablement, et» en cas de refus.

» Il en aurait été ainsi à l’égard de l’intérieur des» places dont les communes ont seules le droit de» disposer ».

Les premières lois sur le fait des plantations re-montent au règne de François I er , Par ordonnancede Février i 522 , il est enjoint à tous seigneurs hauts-justiciers et à tous habitons des villages et paroisses,de faire planter le long et sur le bord des grands che-mins publics, dans les lieux qu'ils jugeront à proposet commodes , des ormes , pour que le royaume ,avec le tems , en puisse être suffisamment peuplé.Postérieurement, sous le ministère du chancelier