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1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
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ET DES GRANDES ROUTES: 97

la dépense, les arbres et leurs fruits leur apparte-naient-, mais s’ils ont joui, c’a été à titre onéreux.D’ailleurs la loi, non-seulement les y autorisait,mais le leur ordonnait expressément : enjoignons àtous seigneurs hauts-justiciers defaire planter , etc.Ce n’est donc pointcomme seigneurs qu’ils ontplanté,c’est en qualité de simples concessionnaires,non d’undroit , mais d’une pure faculté négligée, abandonnéeau grand détriment de la chose publique, par ceuxmême à qui la loi accordait la préférence sur leursseigneurs.

Les besoins n’étaient pas aussi urgens ni la disetteaussi fâcheuse sous le règne de Charles IX , qu’ellel’est aujourd’hui , lorsque Bernard Palissy , physi-cien formé par la seule nature , gémissait sur la dé-vastation de nos bois , et le peu de soin qu’on prenaitd'en planter.

« Il n’y a trésor au monde si précieux, dit cet» homme célèbre, ni qui dût être en si grande estime» que les petites gîtes des arbres et plantes, voire les» plus méprisées. Je les ai en plus grande estime que» non les minières d’or et d’argent ; et quand je con-»■ sidère la valeur des plus moindres arbres ou épines,» je suis tout émerveillé de la grande ignorance des» hommes , lesquels il semble qu’aujourd’hui ils ne» s’étudient qu’à rompre , couper et déchirer les?> belles forêts que leurs prédécesseurs avaient si pré-» cieusement gardées, je ne trouverais pas mauvais» qu’ils coupassent les forêts, pourvu qu’ils en plan-ta tassent après quelque partie -, mais ils ne se soucient» aucunement du teins avenir , ne considérant point

» le dommage qu’ils font à la postérité.Je ne

y> puis assez détester une telle chose, et ne la puis» appeller faute, mais une malédiction et un malheur

» à toute la France.Je trouve une chose fort

» étrange, que beaucoup de seigneurs ne contraignent» leurs sujets de semer quelques parties de leurs terres» de glands , et autre de châtaigniers, et autre partie- 1 7