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1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
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98 PLANTATION DLS COMMUNES

» de noyers , qui seraient un bien public et un re-» venu qui viendraiten donnant; aprèsqu’ilsauraient» mangé le fruit de leurs arbres, ils se chaufferaient■» des branches et troncs ». ( Œuvres de Pa/issy,édit, de 1777, page 64et suiv. )

Une loi sage y avait pourvu ; mais on ne voit pasen quoi le moyen que ÎVl. Dumont de Courset offreen amendement au décret dont les conséquences luisemblent et sont en effet si funestes , diffère essen-tiellement des moyens indiqués par la loi qu’avaitdicté l’immortel l’Hôpital, contemporain de Pa-lissy, et que le décret vient d’abolir ; car si la pos-session des ci-devant seigneurs avait une source féo-dale , ce dont on n’a garde de convenir , le planteurque M. Dumont leur a substitué pourra par la suiteêtre réputé jouir d’un droit féodal , puisqu’il auraplanté sur un terrain qui n’est pas le sien ; si au con-traire on le considère comme propriétaire de l’arbre,sans être propriétaire du fonds, sa propriété sera-t-ellefondée sur un droit plus solide et plus juste que nePétait celle du ci-devant seigneur , qui, encore unefois, ne possédait point comme seigneur , ainsi qu’onPa prouvé, mais comme simple concessionnaire d’unobjet abandonné , et duquel il avait disposé d’unemanière non moins utile à la société qu’à lui-même?

Dans le fait ces plantations en des lieux publicssont très-sujettes à être dévastées par des malfaiteurs ;et si les seigneurs , à défaut des propriétaires , enfurent chargés, ce fut, i°. parce qu’on les supposaplus riches et plus en état d’avancer les frais; 2°. parceque leurs officiers de justice pouvaient veiller à laconservation des arbres ; mais aujourd’hui son sub-rogé ne jouissant pas du même avantage , se dégoû-tera bientôt de faire en pure perte des avances dontjl ne pourra pas même espérer le recouvrement.

Heureusement,depuis i 683 ,etmême depuis 1720,la quantité des terrains publics à planter a considé-rablement diminué de ce qu’elle était auparavant ;