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1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
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ET DES GRANDES ROUTES.’ 99

les grandes routes ont été plantées, comme on l’adit, non par les propriétaires aboutissans, qui s’yrefusèrent, mais par entreprise. •

A dire vrai , la répugnance des propriétaires étaitnaturelle : la loi leur prescrivait de planter à la dis-tance de six pieds du bord extérieur du fossé ; cer-tainement les arbres ainsi disposés nuisent aux pro-ductionscéréales. Aussi avons-nous vu,dans plusieursprovinces éloignées de la capitale , ces mêmes pro-priétaires riverains ou leurs fermiers conspirer contreces plantations et les détruire , quoique faites aux;dépens du public.

Ce délit concerne particulièrement, les arbres plan-tés le long des grandes routes. Avant d’entamer cetobjet important, j’observerai , à l’égard de la plan-tation plus circonscrite des rues, flégards , places etchemins villageois ,

i°. Que toutes les fois que les rues et chemins aurontmoins de trente pieds de largeur, et qu’ils serontplus creux que leurs rives , il sera plus nuisible qu’a-vantageux de les planter.

2°. Qu’il n’y a pas de raison pour se flatter que cesplantations seront plus respectées dans les villages etprès d’une nombreuse population , qu’elles ne l’ontété le long des grandes routes.

3 °. Qu’à supposer que ces arbres ne causent aucundommage, ou réel ou imaginaire au propriétaire ri-verain , leur conservation sera toujours précaire,tant qu’elle ne sera pas protégée par une force pu-blique.

4 0 . Qu’un particulier , quelque précaution qu’ilprenne, quelque avertissement qu’il donne juridique-ment au propriétaire du terrain près duquel il auraplanté , aura perpétuellement à lutter contre des diffi-cultés qui engendreront le dégoût ; dès-lors plus deplantation.

Dans ces circonstances, j’estime que, pour as-surer le succès de ces plantations , il est à propos que