ET DES GRANDES ROUTES.’ 99
les grandes routes ont été plantées, comme on l’adit, non par les propriétaires aboutissans, qui s’yrefusèrent, mais par entreprise. •
A dire vrai , la répugnance des propriétaires étaitnaturelle : la loi leur prescrivait de planter à la dis-tance de six pieds du bord extérieur du fossé ; cer-tainement les arbres ainsi disposés nuisent aux pro-ductionscéréales. Aussi avons-nous vu,dans plusieursprovinces éloignées de la capitale , ces mêmes pro-priétaires riverains ou leurs fermiers conspirer contreces plantations et les détruire , quoique faites aux;dépens du public.
Ce délit concerne particulièrement, les arbres plan-tés le long des grandes routes. Avant d’entamer cetobjet important, j’observerai , à l’égard de la plan-tation plus circonscrite des rues, flégards , places etchemins villageois ,
i°. Que toutes les fois que les rues et chemins aurontmoins de trente pieds de largeur, et qu’ils serontplus creux que leurs rives , il sera plus nuisible qu’a-vantageux de les planter.
2°. Qu’il n’y a pas de raison pour se flatter que cesplantations seront plus respectées dans les villages etprès d’une nombreuse population , qu’elles ne l’ontété le long des grandes routes.
3 °. Qu’à supposer que ces arbres ne causent aucundommage, ou réel ou imaginaire au propriétaire ri-verain , leur conservation sera toujours précaire,tant qu’elle ne sera pas protégée par une force pu-blique.
4 0 . Qu’un particulier , quelque précaution qu’ilprenne, quelque avertissement qu’il donne juridique-ment au propriétaire du terrain près duquel il auraplanté , aura perpétuellement à lutter contre des diffi-cultés qui engendreront le dégoût ; dès-lors plus deplantation.
Dans ces circonstances, j’estime que, pour as-surer le succès de ces plantations , il est à propos que