100 plantation des communesla communauté elle-même s’en charge, en fasse lesfrais et en recueille le fruit, parce qu’alors , indé-pendamment de l’intérêt particulier de chaque habi-tant, les membres de la municipalité auront dansleurs mains le pouvoir nécessaire pour châtier lesmalfaiteurs et maintenir la conservation des arbres.
SECONDE PARTIE.
Plantation des grandes routes.
La proposition de substituer à la vieille méthodede planter les grandes routes , celle de planter lesarbres sur le bord intérieur des fossés , n’est pas uneproposition nouvelle } mais il est des vérités sur les-quelles il est bon de revenir , quand elles combattentun préjugé trop ancien pour n’être pas trop respecté.Si je me permets d’attaquer encore les plantations àl’extérieur, c’est parce qu’elles blessent évidemmentla propriété, parce qu’elles diminuent sensiblementla récolte des terrains destinés aux productions cé-réales , et parce qu’elles sont essentiellement nuisiblesaux progrès de ces mêmes arbres , dont aujourd’huitout nous fait une loi de favoriser , autant qu’il esten nous, l’accroissement.
Jusqu’à présent l’usage de planter les routes à sixpieds du bord extérieur a prévalu. Les anciennesordonnances dont je viens de parler, l’avaient sansdoute introduit, cet usage , et l’opinion où l’on aété long-tems que l’ombre des arbres pouvait nuireau dessèchement des chemins , l’a vraisemblable-ment perpétué.
Cependant plusieurs exemples en Flandre, en Lor-raine , en Bourgogne , en Bresse , même lorsque laroute traverse des cantons marécageux , annoncentassez à quel point cette opinion est erronée. La routede Nancy à Lunéville n’a que 42 pieds de largeurentre les fossés ; rien ne s’opposait à ce qu’elle fût