Il6 DANGERS DE L’ALIÉNATION DES BOIS
II n’est donc pas étonnant qu’un acquéreur quicroit n’avoir d’autre hasard à courir, en défrichant,que celui de placer son capital à raison de io, ou toutau moins à raison de 7 pour 100 , se livre par préfé-rence à cette spéculation , qui lui présente en outrel’avantage de hâter sa jouissance.
Ainsi, puisqu’un très-grand intérêt politique s’op-pose aux défrichetnens , et dès que cet intérêt généralest en sens contraire de l’intérêt individuel des acqué-reurs , même en supposant une entière parité entre le
J iroduit annuel des bois et le produit annuel des terresabourables , il faut nécessairement, de deux chosesl’une, ou que la nation impose rigoureusement desconditions conservatrices alix acquéreurs, ou , si cesconditions répugnent à ses principes sur la liberté,qu’elle s’abstienne de vendre.
On me reprochera peut-être d’avoir évalué à tropbas prix le revenu ordinaire d’un arpent de 100 per-ches carrées de 22 pieds en terre labourable. Mais jeprie d’observer, i°. que, dans bien des provinces,elles ne s’afferment pas plus chèrement -, 2°. que , s’ils’agissait d’un terrain valant 18 à 20 liv. de fermagepar arpent, alors l’arpent de bois aurait valu lui-même plus de 200 liv. à vingt ans d’âge -, 8°. enfin,que, plus on supposera de valeur au produit des terresdéfrichées , plus l’intérêt de défricher augmentera.L’on peut au surplus diversifier, autant qu’on le vou-dra , mes données, constamment leurs résultats serontproportionnellement semblables.
La solution du problème économique dont nousvenons de nous occuper, rend raison de plusieursfaits qui se passent sous nos yeux, mais dont les
M. de Buflon m’cn fit demander pour IVJ. Adanson , qui , à ce qu’onm’écrivit , cultivait alors un très-grand nombre de variétés de fromentprès des Invalides , et à qui mes cinq espèces étaient inconnues. Les nomsqu’011 leur avait donnés à Alicatc étaient très-bizaru- 6 » Je n’en ai retenuqu’un seul., appelle eato dd signor Iddio»