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1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
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122 QUALITÉS COMPARÉES DES BOIS,ou la mollesse, la flexibilité ou la rigidité de ses fibreslongitudinales ou transversales; l’espèce de résistanceOu de difficulté qu’il oppose à l’outil de l’ouvrier;sa couleur , et l’altération que cette couleur éprouveparle contact immédiat, de l’air ; enfin sa dispositionplus ou moins grande à accélérer sa croissance dansnos climats.

Le morceau d’ébénisterie que je soumets aujour-d’hui à l’examen de la société royale, prouve déjàque, sans avoir recours aux deux Indes , on peutconstruire un meuble en placage qui ait quelque élé-gance. Tous les bois qui y sjont employés ont cru dansla Bresse ; le bâtis de l’ouvrage est entièrement de

J ieupliers d’Italie; l’if, le cormier, le pseudo-acacia,e mûrier blanc , l’épine-vinette, le prunier , le pê-cher , le houx , le frêne , le noyer , le chêne noircidans l’eau , et le cerisier , ont servi au placage.

J’espère être en état un jour de ne pas borner mesexpériences aux bois indigènes; je me propose d’yjoindre les arbres qui peuvent s’acclimater en Bresse ;l’Amérique septentrionale en a rendu la liste nom-breuse. Cette étude , comme on voit, exige assez dedétails et de soins , mais sur-tout beaucoup plus detems que je ne l’avais d’abord pensé : plus mes obser-vations se sont multipliées, plus je me suis convaincuqu’il en restait encore énormément à faire. J’ai déjàrassemblé des échantillons en assez grand nombre ;j ai été puissamment secondé dans cette collection parplusieurs des membres de la société dans laquelle j’ail’honneur d’être admis , et par quelques citoyens quise sont empressés, avec autant da générosité que dezèle , à rendre mon ouvrage plus intéressant. Mais letems ne m’a pas permis de présenter en cette annéebeaucoup au-delà d’un simple apperçu de mon tra-vail, et le peuplier d’Italie est le seul arbre sur lequelmes observations , telles que je suis capable de lesfaire , aient été commencées d assez bonne heurepour être à peu près complètes.