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1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
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PREMIER MÉMOIRE.

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Peuplier d'Italie ( Populus migra h ali ca,

foliis acuminatis , denlatis , ramis erectis. )

Il n’y a pas encore quarante ans qu’on connaît lepeuplier d’Italie en France , et il n’y eu a pas vingtqu’on le cultive en Bresse . Ce fut , dit-on , M. deReigetnortes qui l’apporta de Lombardie , et qui enfit planter le long du canal de Montargis . Cet arbre,dès qu’il parut, fut accueilli avec une sorte d’enthou-siasme -, avant de le bien connaître , on en fit leséloges les plus pompeux. Son bois , disait-on , étaitdur , propre à faire des charpentes de toutes espèces,et jusqu’à des mâts de vaisseaux. Son produit devaitêtre si avantageux , qu’un particulier , avec quatrecents boutures, était assuré de trouver i ,5 à 16000 liv.au bout de quinze ans, dans un fonds qui ne valaitpas auparavant 200 liv. de principal. ( Préface duMémoire sur l’art de cultiver le peuplier d'Italie ,Paris , 1767 , pag. 4. )

Comme cet arbre reprend aisément, qu’il donnebeaucoup de branches, et qu’en peu d’années il futfacile de se procurer une grande quantité de bou-tures, on en planta avec profusion. L’extrême en-gouement a produit l’extrême dégoût, comme il ar-rive presque toujours.. On avait d’abord exagéré sesbonnes qualités , on lui en avait attribué d’imagi-naires 3 bientôt on les lui a toutes refusées. C’est ainsique

Dans la droite raison jamais n’eiitre la nôtre ,

Et toujours d’un excès nous nous jettons dans l’autre.

( Acte V, scène 1 du Tartufe. )

Les détracteurs du peuplier d’Italie ont été jusqu'àlui reprocher la facilité avec laquelle il se multiplie,sa trop prompte croissance , sa longue uniformité ,qui le rend triste, disent-il^. On veut sans doute que