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1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
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124 QUALITÉS COMPARÉES DES BOIS,les plaisirs coûtent pour être sentis. Serait-ce parceque cet arbre n’a pas besoin du croissant pour formeren peu d’années le plus bel ombrage , qu’on lui pré-fère quelquefois ces murailles de charmilles , si mo-notones , si lentes à croître , si hérissées de broussins,de chicots , et qu’on est dans l’obligation de tondredeux fois dans l’année pour leur apprêter une régula-rité qu’elles ne tiennent pas de la nature?

Quelques cultivateurs , qui mal-à-propos en ontplanté dans des terres arides , ou , ce qui était pis,dans des terres argileuses , se sont plaint de ce qu’onles avait trompés en leur annonçant un prodige decroissance.

M. Fougeroux de Bondaroi , dans un mémoirepublié par la société royale d’agriculture, nous an-nonce que « cet arbre ne vient jamais très-gros , et» que , lorsqu’au bout de vingt à vingt-cinq ans on» est dans le cas d’en tirer un profit en l’exploitant,» on ne sait à quel emploi on doit le destiner conve-» nablement. On en a mis en terre , nous dit-il,» comme devant servir de poteau ou barrière , et six» mois après, en forçant un peu le pouce sur un de» ces poteaux, on parvenait aisément à y former» une ouverture , comme avec une tarière ou comme» dans une éponge. J’en ai fait faire des sabots,» ajoute-t-il , qui dans l’eau devenaient très-lourds,» et conservaient l’humidité. Lorsqu’il a été débitéy> en planches , les fibres du bois se levaient et se» prêtaient difficilement à la varlope } enfin, il a» essayé de les laisser séjourner dans l’eau avant de» les travailler , mais fort inutilement, certaines par-y> ties du bois où l’eau avait séjourné , ayant pris» une couleur verte qui annonçait une moisissure ,» ou un dépérissement au moins commencé ».

D’autre part, M. Mustel, dans son Traité théo-rique et pratique de la Végélation , t. III, p.,420 ,s’exprime dans les termes suivans : « Beaucoup de» gens qui n’ont jamais fait ni vu faire usage de son