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1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
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128 QUALITÉS COMPARÉES DES BOIS.

voit, d’une extrême légèreté.Mon jardinier, qui s’enest servi cet hiver , m’a rapporté qu’ils séchaientpromptement auprès du feu sans se fendre , mais qu’ilss’usaient plus vite que ceux de noyer et de bonleau.

Pour comparer ces bois entre eux , et m’assurerde leur disposition à pomper l’eau, à s’alourdir et àconserver l’humidité , j’ai faii l’expérience suivante:

Le 21 Septembre 1787, j’ai choisi trois paires desabots, l’une de noyer, l’autre de bouleau, et la troi-sième de peuplier d’Italie.

Celle de noyer pesait. 2 liv. 5 onc. o gros.

Celle de bouleau. 196

Celle de peuplier d’Italie. . o 10 2

Je les ai placées dans un baquet , la pointe en bas ;après les y avoir assujetties , j’ai versé de l’eau dansle baquet jusqu’à fleur de l’ouverture des sabots.

L’eau s’est enfiltrée à travers le bois dans l’inté-rieur des sabots, de manière qu’en moins de vingt-quatre heures elle s’est trouvée de niveau avec l’eaudu baquet, nulle différence entre eux à cet égard ; jeles en ai tirés ; et après les avoir essuyés, j’ai trouvéque les sabots de noyer avaient gagné en pesanteur ,par l’effet de l’immersion , sept onces un gros , ceuxde bouleau 9 onces quatre gros, et ceux de peuplierd’Italie cinq onces cinq gros.

Six jours après , les sabots de peuplier n’avaientplus que deux gros à perdre pour parvenir à leur pre-mier état de dessèchement, tandis que ceux de noyeravaient encore à perdre une once un gros , et ceuxde bouleau sept gros. Cette expérience ne m’a pasparu mériter la peine d’être plus long-tcms suivie.

Je n’ai point encore essayé de faire de l’ouvragede fente avec le peuplier d’Italie, mais j’ai inutile-ment tenté d’en faire des cercles. Son jeune bois esttrop cassant; et comme il n’est pas fort ordinaire dese servir de bois blanc pour faire des poteaux , pasmême d’y employer du chêne couvert de son aubier,