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1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
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SECOND MÉMOIRE. Il

à leur perfection. Mais quoique , dans le même ou-vrage , il soit parlé de l’emploi de quelques autresbois , c’est seulement à l’égard du chêne que l’auteurest entré dans le détail des effets de la dessiccation.

Le travail dont j’ai cru devoir m’occuper , moinsimportant sans doute que celui de Duhamel, par l’ap-plication qu’il en fait à la marine d’un grand empire ,est néanmoins plus vaste en quelque sorte que le sien ,puisqu’il embrasse la description des qualités de tousles bois indigènes ou qui peuvent s’acclimater parminous.

Mais , dépourvu , malheureusement, des moyens,des secours , et surtout des talens de cet homme cé-lèbre , je ne puis présenter qu’un tableau raccourcide quelques expériences , quand Duhamel faisaitabattre cinquante chênes pour vérifier une observa-tion : je suis forcé de me borner à un simple apperçu,au lieu qu’il composait un traité ; encore cet apperçune sera-t-il pas complet, il ne renfermera qu’un petitnombre de faits que le tems seul pourra multiplier.Cependant j’ai déjà obtenu des résultats qui intéres-sent d’assez près l’économie rurale et domestique ,pour m’empresser d’en rendre compte.

D’après mes vues générales sur l’histoire indivi-duelle des bois , à mesure que j’ai pu me procurer letronc d’un arbre destiné à l’observation, mon pre-mier soin a été d’en faire scier, perpendiculairementa son axe , une tranche d’un à deux pouces d’épais-seur , et de la faire polir pour pouvoir y compter lescouches annuelles, et y reconnaître les premiers effetsde la dessiccation. En même tems je faisais dresserpar mon ébéniste un parallélipipède du même bois,portant un pied de hauteur sur six pouces d’équarris-sage , même sur quatre , ou même deux pouces seu-lement, lorsque je ne pouvais faire mieux. J’ai peséces parallélipipèdes de huit jours en huit jours, et j’entenu un registre exact; mais j’ai vu, depuis , quecette exactitude méprenait beaucoup de tems, qu'elle