SECOND MÉMOIRE. Il
à leur perfection. Mais quoique , dans le même ou-vrage , il soit parlé de l’emploi de quelques autresbois , c’est seulement à l’égard du chêne que l’auteurest entré dans le détail des effets de la dessiccation.
Le travail dont j’ai cru devoir m’occuper , moinsimportant sans doute que celui de Duhamel, par l’ap-plication qu’il en fait à la marine d’un grand empire ,est néanmoins plus vaste en quelque sorte que le sien ,puisqu’il embrasse la description des qualités de tousles bois indigènes ou qui peuvent s’acclimater parminous.
Mais , dépourvu , malheureusement, des moyens,des secours , et surtout des talens de cet homme cé-lèbre , je ne puis présenter qu’un tableau raccourcide quelques expériences , quand Duhamel faisaitabattre cinquante chênes pour vérifier une observa-tion : je suis forcé de me borner à un simple apperçu,au lieu qu’il composait un traité ; encore cet apperçune sera-t-il pas complet, il ne renfermera qu’un petitnombre de faits que le tems seul pourra multiplier.Cependant j’ai déjà obtenu des résultats qui intéres-sent d’assez près l’économie rurale et domestique ,pour m’empresser d’en rendre compte.
D’après mes vues générales sur l’histoire indivi-duelle des bois , à mesure que j’ai pu me procurer letronc d’un arbre destiné à l’observation, mon pre-mier soin a été d’en faire scier, perpendiculairementa son axe , une tranche d’un à deux pouces d’épais-seur , et de la faire polir pour pouvoir y compter lescouches annuelles, et y reconnaître les premiers effetsde la dessiccation. En même tems je faisais dresserpar mon ébéniste un parallélipipède du même bois,portant un pied de hauteur sur six pouces d’équarris-sage , même sur quatre , ou même deux pouces seu-lement, lorsque je ne pouvais faire mieux. J’ai peséces parallélipipèdes de huit jours en huit jours, et j’entenu un registre exact; mais j’ai vu, depuis , quecette exactitude méprenait beaucoup de tems, qu'elle