12 qualités comparées des bois.n’était pas d’une fort grande utilité , et qu’une pre-mière pesée, lorsque le parallélipipède était entière-ment vert, suivie de quelques autres pesées afin des’assurer du parfait dessèchement, suffisait pour rem-plir mon objet.
Afin que l’ouvrier dressât les parallélipipèdes ré-gulièrement, et qu’un pied-de-roi pris à l’aventuren’y apportât point de différence , j’ai fait construiretrois anneaux de métal portant juste dans leur videsix , quatre et deux pouces d’équarrissage ; et pourque la hauteur fut toujours la même , l’ouvrier avaitun étalon qu’il était obligé de me représenter enm’apportant les morceaux que je lui avais donnés àéquarrir. J’ai depuis réformé les anneaux, et leur aisubstitué des équerres -, l’ouvrier travaille avec plusde justesse et de facilité.
J’ai tenu ces parallélipipèdes à l’ombre dans unlieu sec ; lorsque , par les pesées successives, je mesuis assuré qu’ils avaient perdu toute leur eau sé-veuse , et que leur pesanteur ne varierait plus quesuivant l’état de l’atmosphère , je les ai fait réduire àla dimension de deux pouces d’équarrissage sur sixpouces de hauteur, dimension qui me donnait justela soixante-douzième partie d’un pied cube , et quid’ailleurs se trouvait la même que celle de plusieurséchantillons de bois étrangers que je m’étais procu-rés , et auxquels je voulais pouvoir comparer nos boisindigènes.
La manière de disposer cette réduction n’est pasindifférente à qui veut connaître l’anatomie com-parée des bois. En effet, le sens suivant lequel cha-cune des surfaces oblongues du parallélipipède trancheles fibres ligneuses, présente des différences qu’il estintéressant d’observer. Je m’explique :
Si l’on examine la tranche d’un arbre coupée per-pendiculairement à son axe, la tranche d’un chêne,par exemple, on distingue premièrement, tant surl’aubier que sur le bois parfait, les zones des couches