SECOND MÉMOIRE. l3
annuelles ; on découvre ensuite que chacune de ceszones est composée de trois sortes de fibres ligneuses,différentes par leur tissu , par leur couleur, par leurdureté ; il arrive même quelquefois que dans certainesespèces, telles que l’orme et le pseudo-acacia, on dis-tingue une quatrième sorte de fibres dont nous parle-rons dans la description individuelle de cesdeux arbres.
Des trois sortes dé fibres apparentes dans le chêne,deux sont longitudinales et parallèles à l’axe de l’ar-bre -, la troisième est transversale , et coupant à angledroit les couches annuelles , prennent leur directionde la circonférence au centre , auquel elles tendenttoujours, mais auquel elles n’aboutissent pas cons-tamment.
Il n’est pas difficile , en y portant quelque atten-tion , de distinguer entre elles les deux espèces defibres longitudinales du chêne. Les premières , aurenouvellement dejla sève , s’appliquent immédiate-ment sur le bois de l’année précédente ; elles sont plusdures, plus filandreuses, plus coriaces , moins ser-rées , moins épaisses, et ont les pores plus largementouverts que le tissu ligneux qui leur succède et lesenveloppe dans la même couche annuelle. Ce derniertissu est plus comprimé , plus fin , plus homogène enapparence -, les pores n’en sont sensibles qu’à l’aided’une forte lentille , et la couleur en est d’une teinteplus faible. Mais toutes ces circonstances changentou varient dans plusieurs autres arbres : par exemple,dans le sapin, le pin, le mélèze, le tissu des premièresfibres qui s’appliquent sur le bois de l’année précé-dente , est très-serré , les pores en sont peu appa-rens, la teinte en est plus foncée , et cette partie dela zone annuelle est sensiblement plus dure que lapartie ligneuse qui lui succède.
La troisième sorte de fibres, ou les rayons qui,
Î trenant, comme nous l’avons dit, leur direction dea circonférence au centre de l’arbre, coupent àangle droit les fibres longitudinales , s’apperçoivent