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1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
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14 QUALITÉS COMPARÉES DES BOIS,plus ou moins distinctement dans tous nos bois indi-gènes. Ces rayons sont fortement prononcés dans lechêne, et sur-tout dans le quercus-cerris , où j’en aiobservé dont l’épaisseur excédait un tiers de ligne.Ils sont plus rapprochés , plus fins, et cependant très-marqués , sur le pêcher , le prunier , le cytise desAlpes, le charme, le merisier, le mûrier, sur-toutle pseudo-acacia ; il faut avoir l’œil exercé pour lesdistinguer à la loupe sur quelques autres arbres , telsque l’olivier , le duret, l’if, le sapin , et sur-tout surle buis.

Mais dans les arbres crus entre les tropiques et surles terrains perpétuellement arrosés de la Guianne,non-seulement on a beaucoup de peine à distinguerces fibres transversales , mais souvent les couches an-nuelles sont elles-mêmes confondues de manière à nepouvoir assurer l’âge de l’arbre par le nombre équi-voque de ses couches.

Les fibres transversales, sur lesquelles nous pour-rons revenir un jour , parce qu’il me semble qu’onne les a pas examinées avec assez d’attention, jouentcertainement un très-grand rôle dans la physiologievégétale. Elles consolident les couches annuelles, ens’opposant à leur désunion lors du dessèchement ; ellesproduisent sur le bois le même effet que les liaisonsdans un mur bien construit ; mais elles ne reçoiventpas des fibres longitudinales le même secours qu’ellesleur prêtent 3 elles les traversent, mais n’en sont pastraversées ni consolidées 3 et c’est presque toujoursen suivant la direction d’un faisceau de ces fibrestransversales , que les arbres se fendent en se dessé-chant.

Les fendeurs savent profiter de cette dispositionnaturelle pour refendre les lattes et le merrain. Eneffe t, comme l’entrelas des fibres longitudinales estinterrompu et déjà coupé par les fibres transversales,ils ont à vaincre une adhérence moins forte, et leurs©utils opèrent moins de déchirement.