Buch 
1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
Entstehung
Seite
15
JPEG-Download
 

SECOND MEMOIRE.’ l5

Les ouvriers en bois appellent ces fibres la maille ,expression que je crois fausse ; car la maille n’estproprement que l’intervalle qui se rencontre entreplusieurs faisceaux de fibres longitudinales qui s’en-trelacent, s’unissent et se séparent alternativement ;intervalle qui , pendant la vie de l’arbre, est rempli

f >ar le tissu cellulaire.Quelques physiciens leur donnente nom de prolongation médullaires et Duhamel,après être convenu que ce sont des fibres qui parais-sent bien plus fines que les longitudinales ( Traitéde l'exploitation des bois , page 485) , dit plus bas( page 662 ) que ces rayons , que Grew a nomméinsertions, sont des prolongemens de tissu cellu-laire ou vésiculaire.

Ces rayons ne sont point évidemment une prolon-gation médullaire , car leur tissu est aussi dur et aussiserré que celui de la moelle est lâche. D’ailleurs, àmesure que l’arbre grossit, ces rayons deviennentdivergens , et il s’interpose de nouveaux rayons quine parviennent pas jusqu’à la moelle ) donc ils n’ensont point une prolongation.

Il implique contradiction de les appeller , commeDuhamel, tantôt des fibres, tantôt des prolongemensdu tissu cellulaire.

Grew , en les nommant des insertions , en donneune idée plus juste, mais qui, à mon avis, n’est pascomplète.

Le mot insertion représente l’action d’un corpsqui pénétrerait ou qui aurait pénétré du dehors endedans , tel qu’un coin qu’on insérerait dans unefente. Ce n’est point ainsi que ces lamelles se sontformées , et je crois que le mot d 'éruption leur con-viendrait davantage.

Dès que l’une de ces éruptions a pris naissance,elle se prolonge et se perpétue vers la circonférence,et volontiers en droite ligne , jusqu’à ce qu’un acci-dent , une plaie , par exemple, vienne l’interrompre.Mais l’arbre prenant de l’accroissement et les rayons