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1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
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16 qualités comparées des bois.

plus de divergence, il se forme dans l’intervalle dedeux rayons une nouvelle éruption. Je ne fais presqueaucun doute que ces inégalités, ces protubérances,qui ressemblent à un engrainage , à des espèces dedents longues et minces qu’on poserait longitudina-lement sur un cylindre, et qu’on appei'çoit sur la der-nière couche ligneuse après que l’écorce est détachée,ne soient les rudimens des émanations ligneuses que ,dans le cours de cet ouvrage, j’appellerai désormaiséruptions transversales .

Quelle que soit l’origine de ces éruptions , il n’enest pas moins certain que c’est à la manière dont ellessont ménagées dans le travail du sciage , que sontdues ces belles ondulations que l’on remarque dansles planches de chêne que l’on nous apporte à Paris sous le nom de chêne de Hollande. Je m’en suis con-vaincu en examinant un morceau d’érable qui m’a étévendu sous le nom d 'érable à violon de Hollande ;ce petit plot était précisément disposé pour être re-fendu , avec la scie à refendre , en petites planchesqui suivraient nécessairement la direction ou le pa-rallélisme des éruptions transversales.

En général, les ouvriers préfèrent les planchessciées à la manière hollandaise , parce qu’i-ndépen-damment de la beauté des veines, elles sont beaucoupmoins sujettes à se fendre, et le bois coupé dans cesens ne se voile jamais; au lieu que les planches lesplus voisines de l’aubier , lorsqu’elles sont sciées à lamanière française, se voilent avec excès.

J’invite les personnes qui seront tentées de recom-mencer mes expériences , de tracer leurs petits paral-lélipipèdes de sorte que l’une des faces soit dans ladirection des éruptions transversales , et qu’une autreface soit parallèle aux couches annuelles, autantqu’une ligne droite peut être parallèle d’une lignecourbe. Mais j’avertis que cette disposition n’est pastoujours très-facile, parce que souvent les gerçures

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