16 qualités comparées des bois.
plus de divergence, il se forme dans l’intervalle dedeux rayons une nouvelle éruption. Je ne fais presqueaucun doute que ces inégalités, ces protubérances,qui ressemblent à un engrainage , à des espèces dedents longues et minces qu’on poserait longitudina-lement sur un cylindre, et qu’on appei'çoit sur la der-nière couche ligneuse après que l’écorce est détachée,ne soient les rudimens des émanations ligneuses que ,dans le cours de cet ouvrage, j’appellerai désormaiséruptions transversales .
Quelle que soit l’origine de ces éruptions , il n’enest pas moins certain que c’est à la manière dont ellessont ménagées dans le travail du sciage , que sontdues ces belles ondulations que l’on remarque dansles planches de chêne que l’on nous apporte à Paris sous le nom de chêne de Hollande. Je m’en suis con-vaincu en examinant un morceau d’érable qui m’a étévendu sous le nom d 'érable à violon de Hollande ;ce petit plot était précisément disposé pour être re-fendu , avec la scie à refendre , en petites planchesqui suivraient nécessairement la direction ou le pa-rallélisme des éruptions transversales.
En général, les ouvriers préfèrent les planchessciées à la manière hollandaise , parce qu’i-ndépen-damment de la beauté des veines, elles sont beaucoupmoins sujettes à se fendre, et le bois coupé dans cesens ne se voile jamais; au lieu que les planches lesplus voisines de l’aubier , lorsqu’elles sont sciées à lamanière française, se voilent avec excès.
J’invite les personnes qui seront tentées de recom-mencer mes expériences , de tracer leurs petits paral-lélipipèdes de sorte que l’une des faces soit dans ladirection des éruptions transversales , et qu’une autreface soit parallèle aux couches annuelles, autantqu’une ligne droite peut être parallèle d’une lignecourbe. Mais j’avertis que cette disposition n’est pastoujours très-facile, parce que souvent les gerçures
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