SECOND MEMOIRE. 17
y mettent obstacle , et qu’on cherche à éviter les ger-çures dans les échantillons qui doivent servir auxpesées.
J’ai examiné avec soin l’état des parallélipipèdesde 6 pouces d’équarrissage avant d’en faire la réduc-tion , j’ai mesuré leurs fentes, leur retraite , etc. Cetexamen , dont je ferai le rapport, m’a souvent causéune surprise que la pesée successive des petits paral-lélipipèdes a quelquefois augmentée.
Comme les grands parallélipipèdes portaient unpied de hauteur, en les réduisant à 6 pouces j’aiconservé premièrement toute la partie retranchée surcette hauteur , afin-qu’elle servît de preuve aux faitsobservés sur la qualité des fentes et la mesure de laretraite; secondement j’ai donné au tourneur les dé-bris qui me restaient encore , pour en faire deux cy-lindres peu épais , et d’environ 3 pouces de diamètre.L’un de ces cylindres a été tourné suivant le fil dubois , l’autre à contre-fil, c’est-à-dire , et perpendi-culairement et parallèlement à l’axe de l’arbre. A lasimple inspection de ces petits cylindres, on peutjuger quels sont les bois propres pour le tour : je lescrois moins nombreux que ceux qui peuvent servir àl’assemblage.
Après avoir hésité quelque tems sur l’ordre danslequel je présenterais le tableau de mes observations,je me suis déterminé à celui de la pesanteur spéci-fique , sans m’arrêter à l’inconvénient de séparer ,comme bois de nature différente , des arbres que lesbotanistes reconnaissent pour être du même genre,et souvent pour n’être qu’une variété de ia même es-pèce. Par exemple , dans l’ordre du tableau, le sor-bier cultivé se trouve fort éloigné du sorbier des oise-leurs , et l’ypréau assez loin du peuplier d’Italie,parce que la pesanteur spécifique de leur bois n’estrien moins que la même. C’est un défaut qu’on repro-chera peut-être à la méthode que j’ai cru devoiradopter^ mais quelle méthode est saris défaut? Du2 2