Buch 
1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
Entstehung
Seite
17
JPEG-Download
 

SECOND MEMOIRE. 17

y mettent obstacle , et qu’on cherche à éviter les ger-çures dans les échantillons qui doivent servir auxpesées.

J’ai examiné avec soin l’état des parallélipipèdesde 6 pouces d’équarrissage avant d’en faire la réduc-tion , j’ai mesuré leurs fentes, leur retraite , etc. Cetexamen , dont je ferai le rapport, m’a souvent causéune surprise que la pesée successive des petits paral-lélipipèdes a quelquefois augmentée.

Comme les grands parallélipipèdes portaient unpied de hauteur, en les réduisant à 6 pouces j’aiconservé premièrement toute la partie retranchée surcette hauteur , afin-qu’elle servît de preuve aux faitsobservés sur la qualité des fentes et la mesure de laretraite; secondement j’ai donné au tourneur les dé-bris qui me restaient encore , pour en faire deux cy-lindres peu épais , et d’environ 3 pouces de diamètre.L’un de ces cylindres a été tourné suivant le fil dubois , l’autre à contre-fil, c’est-à-dire , et perpendi-culairement et parallèlement à l’axe de l’arbre. A lasimple inspection de ces petits cylindres, on peutjuger quels sont les bois propres pour le tour : je lescrois moins nombreux que ceux qui peuvent servir àl’assemblage.

Après avoir hésité quelque tems sur l’ordre danslequel je présenterais le tableau de mes observations,je me suis déterminé à celui de la pesanteur spéci-fique , sans m’arrêter à l’inconvénient de séparer ,comme bois de nature différente , des arbres que lesbotanistes reconnaissent pour être du même genre,et souvent pour n’être qu’une variété de ia même es-pèce. Par exemple , dans l’ordre du tableau, le sor-bier cultivé se trouve fort éloigné du sorbier des oise-leurs , et l’ypréau assez loin du peuplier d’Italie,parce que la pesanteur spécifique de leur bois n’estrien moins que la même. C’est un défaut qu’on repro-chera peut-être à la méthode que j’ai cru devoiradopter^ mais quelle méthode est saris défaut? Du2 2