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1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
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32 QUALITÉS COMPARÉES DES BOIS.

seconde année. Mais les noyaux du mahaleb lèventen grande partie dès la première année et de très-bonne heure ; ainsi il faut mettre en terre, à la fin deJanvier, les noyaux qu’on a recueillis dans l’été pré-cédent.

» L’autre procédé , qu’actuellement mon jardinierpréfère , est de semer les noyaux dès l'automne}ceux-ci lèvent, suivant lui, mieux que les autres.Cependant ce procédé a l’inconvénient que , pendantl’hiver , ces noyaux ont été exposés aux mulots, quien sont très-avides. S’il s’agissait d’un arbre dont onne voulût avoir qu’une petite quantité , le mieux se-rait de les semer à la fin de l’automne dans des caissesoù les mulots ne pénètrent point.

» Mais, à l’égard de la culture , il faut observerque si une partie de la graine lève dès le commence-ment du printems , l’autre ne lève que l’année sui-vante. 11 faut donc bien se garder de sarcler la terre,ni de se servir d’un instrument pour extirper les mau-vaises herbes 5 on détruirait le jeune plant qui doitparaître.

» On semera la graine en abondance dans un fortpetit terrain bien préparé, sur lequel tin jardinierpuisse avoir l’œil pour arracher seulement à la mainles mauvaises herbes qui commenceront à poindre ,avec l’attention de ne pas ébranler le terrain.

» Ou portera le jeune plant de deux ans dans unegrande pépinière où on lui donnera les mêmes façonsqu’aux plantations des autres arbustes. Le mahalebn’est point un arbre qu’on doive semer, comme dagland , dans la place où il doit passer sa vie ; il fau-drait être deux ans sans y travailler, et pendant cesdeux années le chiendent se rendrait maître du terrain»Quand les pépiniéristes sauront avoir le débit de cetarbre par milliers , ils prendront tous ces soins , pourne livrer le jeune plant au planteur que lorsqu’il serateins de le planter à demeure.

» Il